Cours en ligne en Algérie : Les spécialistes donnent leurs avis

Algérie – La poursuite des cours en ligne, sur internet à travers YouTube, a suscité le débat entre les experts du secteur de l’enseignement en raison du manque de moyens et de la faible connexion internet dans certaines régions.

En effet, après l’annonce du ministère de l’Éducation la poursuite des cours sur internet du troisième trimestre des trois cycles pédagogiques, à partir de ce 5 Avril, une divergence d’opinion entre les acteurs du domaine de l’enseignement a vu le jour, suscitant par la même occasion des remous dans le débat public.

Certains experts considèrent que la solution proposée par le gouvernement, comme étant irréaliste, à cause de l’accès inégalitaire à internet et la disparité des moyens des foyers algériens à travers le territoire national. Dans ce sens, le professeur en sociologie, Zoubir Arous, estime que cette décision est éloigné de la réalité du terrain, particulièrement pour les Algériens qui vivent dans des régions reculées ou dans les quartiers populaires. 

Le professeur en sociologie dénote à cet égard, que cette conjoncture délicate que traverse le pays, qu’il qualifie de « guerre », nécessite des sacrifices de l’ensemble des parties prenantes. Il appelle également à attendre la fin du confinement pour instaurer des longues journées d’études jusqu’à 22 heures du soir et travailler les week-ends, s’il le faut, pour récupérer les retards. 

Les cours en ligne, une alternative « acceptable ».. Les parents d’élèves saluent l’initiative

De son côté, le docteur en psychologie, Messaoud Benhalima, estime que la poursuite des cours en ligne reste tout de même une alternative acceptable, bien préférable à l’année blanche qui pourrait porter un coup dur au cursus scolaire des élèves Algériens. De plus, Benhalima considère que la décision du gouvernement pourrait occuper les élèves, les inciter à rester chez eux et donc respecter la mesure de confinement, ce qui réduira la propagation du Coronavirus dans le pays. 

Dans le même ordre d’idées, le Dr. Benhalima a proposé au responsables de l’Education nationale à se montrer indulgent dans la notation des élèves, au vu des conditions exceptionnelles qui marquent ce troisième trimestre de l’année scolaire 2019/2020. Il propose également de leur donner une seconde chance aux élèves qui dépassent l’âge de la scolarisation obligatoire, à savoir les plus de 16 ans; quitte à les amener à refaire l’année scolaire.

Soucieux de l’avenir de leurs enfants, les parents d’élèves ont accueilli à bras ouverts l’annonce de la poursuite des cours en ligne en dépit de l’arrêt des cours jusqu’à la fin du confinement. A ce sujet, le président de l’association des parents d’élèves, Khaled Ahmed, a considéré qu’il n’y avait pas d’autre alternative pour poursuivre l’année scolaire dans le contexte actuel, d’autant plus que les programmes scolaires sont presque achevés et qu’il ne reste que quelques semaines avant la fin de l’année scolaire.

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes