Coronavirus en Algérie : le variant Delta serait plus létale que les autres

Algérie – Le président de la Société algérienne d’immunologie, Kamel Djenouhat, s’est montré particulièrement inquiet face à la prolifération du variant Delta du coronavirus SARS-CoV-2. 

Après quelques mois de stabilité, la pandémie reprend de la vigueur un peu partout dans le monde. Les cas, les hospitalisations et les admissions aux soins intensifs sont, de nouveau, en hausse, notamment sur le territoire national. Selon beaucoup de spécialistes, ce rebond épidémiologique inopiné est principalement lié à la propagation des mutations. Parmi elles, figurent le variant Delta du coronavirus, qui représente une réelle menace en Algérie. 

Initialement identifié en Inde, le variant Delta est en grande partie responsable de la flambée épidémique. Celle à laquelle se heurtent plusieurs États, à l’instar de ceux du continent africain. Cette nouvelle souche met également sous pression le gouvernement algérien et le conduit même vers la remise en place des restrictions sanitaires. Une conjoncture que Kamel Djenouhat décrit comme étant délicate et assez préoccupante. 

« Avec l’actuelle vague de la Covid-19, le patient peut être en danger de mort. Elle peut s’avérer très fatale même chez les personnes ayant une couverture vaccinale complète ». C’est en effet ce dont s’est alarmé le responsable de la Société algérienne d’immunologie. Le professeur Djenouhat s’est exprimé, ce 24 juillet 2021, sur les ondes de la radio régionale de Sétif. 

Variant Delta en Algérie : une transmissibilité accrue 

Les inquiétudes restent vives dans le pays quant aux effets qu’aura le variant Delta sur la population. Cette souche continue d’inquiéter les autorités sanitaires algériennes. Sa propagation, particulièrement rapide, laisse craindre une troisième vague plus mortelle, alors que quelques mesures de freinage ont été progressivement levées ces derniers mois. 

Déjà responsable de l’instabilité qui règne en Tunisie depuis quelques semaines, cette souche pourrait-t-elle provoquer une reprise épidémique incontrôlable à large échelle en Algérie ? À en croire le chef de service du laboratoire central de l’EPH de Rouiba, la réponse à cette interrogation s’avère peu rassurante. « Le variant Delta provoque un taux d’infection pulmonaire qui dépasse nettement 50 % ». 

Il s’agit là également de ce qu’a expliqué Kamel Djenouhat. Le Delta du SARS-CoV-2 est visiblement bel et bien décidé à devenir le variant dominant à travers le Globe. Il est au moins 1,5 fois plus contagieux et plus dangereux que la forme Alpha. Cette dernière est, rappelons-le, pour sa part, plus transmissible que le virus classique. 

Le responsable de la SAI a réitéré que la seule façon d’éviter d’atteindre le niveau extrêmement critique qu’enregistrent les pays voisins entre autres, est la vaccination. Il a ainsi mis l’accent sur l’importance de se faire vacciner contre cette maladie infectieuse grave. « Un total de 4 millions de personnes ont déjà reçu la première dose d’un des deux antidotes ». C’est ce qu’a en outre stipulé le même locuteur. 

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