Coronavirus en Algérie : Les prix des fruits et légumes flambent !

Algérie – Les premières conséquences de la crise sanitaire du Coronavirus au niveau national commencent à se voir, notamment avec la flambée des prix des fruits et légumes dans plusieurs marchés.

Au lendemain du discours du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à la Nation où il a annoncé les mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la progression de l’épidémie du Covid-19 dans le pays, les grossistes ont profité de la situation de panique ressentie par les consommateurs pour gonfler les prix de vente au niveau des marchés de gros.

En effet, selon les chiffres rapportés par le média arabophone Ennahar, certains fruits et légumes ont doublé de prix voire même triplés, à l’instar de la pomme de terre qui est passée de 35 dinars à 110/120 dinars le kilogramme, et ce, dans de nombreux marchés à travers le pays. La carotte est cédée entre 110 et 120 dinars au marché d’Akbou à Béjaïa, tandis que les piments et  les poivrons ont frôlé la barre des 130 dinars le kilo. L’oignon a également doublé et se vend à 80 dinars le kilo, alors qu’un kilogramme de choux-fleurs coûte  pas mois de 100 dinars le kilo.

L’approvisionnement du commerce alimentaire perturbé

Le président l’association nationale des commerçants et artisans (ANCA), Hadj Tahar Boulenouar, s’est exprimé auprès de TSA, sur la hausse démesurée des prix des denrées alimentaires parallèlement à l’indisponibilité de certains produits au niveau des magasins et des supermarchés. Selon lui, la tension en question est le résultat de la précipitation des consommateurs Algériens vers les commerces, qui vident les étalages afin de constituer leur stock de provisions pour les jours durs qui risquent d’arriver, et ce, pour se prémunir face à une éventuelle pénurie ou fermeture des magasins.

Le président de l’ANCA a tenu à rassurer les citoyens Algériens en expliquant que le stock des produits alimentaires, dont les fruits et légumes est suffisant pour au moins une année, avertissant par la même occasion les commerçants qui profitent de la situation pour doubler les prix de certains produits de première nécessité. 

À cet égard le ministre du Commerce, Kamel Rezig s’est exprimé le 17 mars lors d’un entretien accordée au quotidien El Mihwar, où il a rappelé que la loi interdisait la spéculation et que les autorités publiques disposaient du droit d’intervenir en cas de besoins extrêmes et surtout en période de crise.

https://www.facebook.com/EnnaharTv/videos/567580327443805/?v=567580327443805

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