AccueilActualitéAlgérieCoronavirus en Algérie : Derrar n’écarte pas un retour au confinement total

Coronavirus en Algérie : Derrar n’écarte pas un retour au confinement total

Algérie – Le Directeur général de l’Institut Pasteur (IPA), Fawzi Derrar, n’a pas exclu, ce 10 juillet 2021, un nouveau confinement total pour faire face aux variants du nouveau coronavirus. 

Nous sommes encore loin d’en avoir fini avec la pandémie liée au SARS-CoV-2 ! Les cas de contaminations repartent à la hausse dans le pays, qui enregistre des chiffres records ces derniers jours. Ce rebond épidémiologique inopiné est dû à la vitesse élevée des souches, notamment Delta, mais aussi d’une défiance envers les vaccins. Un troisième confinement total semble ainsi inévitable pour endiguer la progression du coronavirus en Algérie. 

C’est en effet ce qu’a préconisé le Directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) et membre du Comité scientifique. Fawzi Derrar s’est manifesté, ce samedi, sur les ondes de la Radio régionale de Sétif. Le pays bat désormais record sur record. Après quelques mois stables, il recense, à nouveau, en moyenne 800 nouvelles contaminations chaque jour. 

Les inquiétudes montent alors face à l’apparition subite des variants, qui pourraient entraîner une nouvelle vague de l’épidémie sur le territoire national. « Les variants du SARS-CoV-2 sèment le trouble sur la situation sanitaire. Ils risquent de l’empirer encore plus au cours des jours à venir », a martelé le professeur. 

L’intervenant estime alors nécessaire l’adoption partielle des restrictions, dans les régions où les variants circulent le plus, y compris durant la période estivale. « Il y a urgence. Nous devons rapidement enrayer les souches du nouveau coronavirus, qui changent complètement la donne. De nouvelles mesures préventives doivent entrer en vigueur en Algérie, notamment un confinement total ou limité », a-t-il en outre prévenu .

Nouveau rebond des infections en Algérie : le variant Delta est la cause ? 

La hausse des nouveaux cas de Covid-19 trouve son explication dans « l’éclosion du variant indien », qui serait en passe de devenir majoritaire dans les prochaines semaines en Algérie. « Le rebond épidémiologique illustre la propagation rapide de cette mutation. Elle est particulièrement contagieuse et virulente ». C’est ce qu’a précisé le DG de l’IPA dans un discours qui avait un ton plutôt inquiétant. 

Selon le spécialiste en médecine, partout où s’installe le variant Delta, il entraîne une augmentation rapide des contaminations, avec à terme des hospitalisations importantes. Cette souche du SARS-CoV-2, souligne Fawzi Derrar, peut expliquer en partie l’engorgement actuel des hôpitaux dans un État où la vaccination se heurte à la réticence de sa population. 

« Les autorités sanitaires n’ont signalé aucun effet indésirable grave. Loin de là, l’efficacité des vaccins que l’Algérie a acquis se précise chaque jour plus ». C’est donc sur la campagne vaccinale que le locuteur préfère s’appuyer. Lancée en janvier dernier, la vaccination ne convainc, pour l’instant, qu’une petite minorité. Nombreux sont ceux qui restent encore méfiants vis-à-vis des antidotes contre la Covid-19. 

Fawzi Derrar lance un appel à la vaccination 

Revenant sur les projections de la campagne de vaccination, le DG de l’IPA recommande au gouvernement de prendre des mesures en vue d’inciter la population algérienne à se faire vacciner. Il a, dans ce sens, lancé un appel à l’ensemble des responsables des nstitutions et entreprises. Il les a invités à sensibiliser leurs salariés à l’immunisation et aux vaccins anti-coronavirus

« Les pouvoirs publics ont fourni, de façon massive, des doses nécessaires. Ça me chagrine de voir mes compatriotes mourir chaque jour. Nous stockons pourtant des millions de vaccins pour eux », a-t-il déploré. Afin de lutter contre la vague meurtrière du variant Delta, le membre du Comité scientifique semble plus se pencher pour la vaccination imminente qu’un confinement obligatoire. 

Dans un autre volet, le DG de l’Institut Pasteur d’Algérie a fait état d’une prochaine acquisition de doses de l’antidote chinois, Sinovac. « Nous nous en procurons quatre (4) millions dès la semaine prochaine ». Et au professeur de conclure : « Nous ne voulons pas vivre le même scénario européen, indien ou encore tunisien. La solution est entre nos mains. Le respect de toutes les consignes sanitaire et la vaccination » sont impératifs.  

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