Coronavirus en Algérie : Les agences de tourisme au bord du gouffre

Algérie – Les agences de voyages sont fortement impactées par les répercussions économiques du Coronavirus en Algérie, et ce, depuis la fermeture des frontières suspendant l’activité touristique dans son ensemble.

Voilà que quatre mois se sont écoulés depuis le début de la pandémie dans le monde, stoppant toute activité commerciale et fragilisant sévèrement le tissus économique international. Ainsi, au niveau national aucun secteur n’a pas été épargné; particulièrement le secteur des voyages et du tourisme.

Évidemment l’activité touristique a été l’une des premières activités à être gelées depuis le début de la crise sanitaire, notamment par la fermeture des frontières aériennes; maritimes et terrestres causant d’énormes pertes aux agences de tourisme et aux hôtels.

Selon une déclaration faite par le président de l’union nationale des agences de voyages (SNAV), Liès Senouci, lors d’un entretien accordé au média arabophone Echourouk; il existe 3.000 agences de voyages au niveau national employant pas moins de 300.000 travailleurs; où il a précisé également que ces employés en tiraient leur source de revenus afin de subvenir aux besoins de 1.300.000 familles.

Le président de la SNAV a rappelé à notre source que les agences de tourisme avaient fermé leurs portes le 11 mars dernier; en réponse au décret présidentiel, renvoyant obligatoirement au chômage technique tout individu en relation avec l’activité. Dans ce contexte, l’intervenant a indiqué que le syndicat a lancé un appel d’aide au ministère du Tourisme; afin de prendre des mesures légales dans le but d’atténuer l’impact de la crise sur les agences de voyage.

Proposition d’un plan de sauvetage pour les agences de voyage

Dans sa déclaration, Senouci a fait part d’une lettre adressée au président de la République, Abdelmadjid Tebboune; ainsi qu’aux ministères du Tourisme et des Finances, concernant le flou dans lequel baignait ladite profession. La proposition considère qu’il est urgent de mettre en place un plan de sauvetage afin d’accompagner les agences de tourisme et de voyages durant cette période exceptionnelle.

Selon l’intervenant, parmi les propositions avançaient, figure la révision des mesures fiscales; comme exempter les agences agréées de toutes formes de taxes imposées aux professionnels du secteur du tourisme; ainsi que l’exonération de toutes les charges sociales relevant de la CNAS et de la CASNOS. De plus, il a été demander d’octroyer des subventions compensatoires aux agences de tourisme afin de pouvoir garder leurs employés.

La subvention consiste également à aider ces agents à payer leur loyer. D’autre part, le syndicat a également sollicité l’extension des délais de remboursement des prêts bancaires accordés aux agences de voyages; en supprimant la taxe résultant du retard de paiement, compte tenu des circonstances exceptionnelles que traverse le secteur.

Les dommages collatéraux du confinement

Rappelons dans le même sillage, que le président de l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA); s’est exprimé sur les difficultés auxquelles font face les commerçants Algériens durant cette période de confinement; révélant que pas moins de 500.000 familles Algériennes frôlent la pauvreté. Une situation qui risque de durer encore jusqu’au 29 Avril; selon la déclaration du premier ministre Abdelaziz Djerad.

Un confinement imposé par prévention contre la contagion inexorable du Coronavirus en Algérie; mais causant plus de bien que de mal, puisque depuis la limitation de la circulation et la suspension de l’activité des transports en communs, publics et privés; au moins 200.000 chauffeurs de taxis traversent des conditions financières délicates. Sans oublier le déséquilibre émanant dudit confinement qui frappe de plein fouet les revenus des travailleurs journaliers.

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