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Construction automobile Algérie : Il faut viser l’international, selon Bensaci

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Algérie – En parlant des objectifs du cahier des charges de la construction automobile en Algérie, le président du cluster mécanique de précision, Adel Bensaci souligne qu’« ils sont certes ambitieux au point de paraître décourageants ». Il précise que pour qu’ils soient atteints, on doit tourner le regard vers le monde.

C’est dans un entretien accordé au site d’information spécialisé Algérie Eco, et paru hier, qu’Adel Bensaci a stipulé que l’ambition, qui caractérise les buts fixés par le cahier des charges de la construction automobile, oblige d’inscrire ces objectifs « dans une vision internationale ». Cela pour les rendre réalisables. L’intervenant a alors affirmé que « les nouvelles exigences paraissent décourageantes ». Cependant, elles sont capables d’être remplies. Pour que ceci se concrétise sur le terrain, elles doivent « intégrer une vision internationale ; en visant des investissements en amont ».

S’inscrire dans une vision internationale veut dire, d’après les mêmes propos, « intégrer les chaînes de valeur mondiales et cibler l’export dès le départ ». Et d’ajouter : « Aussi, pour attirer les investisseurs, il faudra que l’offre Algérie soit compétitive à l’international. Nous disposons de beaucoup d’atouts ». C’est « à nous de créer les conditions idoines pour attirer les investisseurs ». De plus atteindre le taux d’intégration (de 30% dès le départ) est exigeant mais possible.

Démarrer à ce taux « demande l’inclusion au démarrage de projet de nouveaux acteurs industriels ». Pareille démarche serait menée « en vue d’intégrer des pièces et sous-ensembles complexes ; et aussi encourager la montée en puissance des acteurs déjà implantés ». Cela doit se faire « en amont avec une vision à l’export », explique encore Bensaci. C’est-à-dire « permettre aux acteurs locaux de rejoindre la chaîne logistique mondiale ; par un accompagnement spécifique (normes qualité et accès aux marchés).

Construction automobile : Plus qu’un substitut à l’importation

Le président du cluster mécanique de précision a assuré au média en ligne qu’il est important de profiter d’une opportunité précieuse. Il s’agit de celle de « relocaliser des usines déjà opérationnelles ». Le but poursuivi par là consiste à « profiter d’une maîtrise technologique ; et d’une part de marché à l’export déjà prêt ». En guise d’illustration, l’orateur cite « l’usine de moteurs de Peugeot Kénitra ». Celle-ci « a été délocalisée directement de France où elle produisait des moteurs Euro 4 et Euro 5 pour les marchés émergents ».

La crise sanitaire induite par le coronavirus peut bien représenter une aubaine pour l’Algérie. Nous pouvons donc en profiter pour « attirer les investissements Européens ; qui souhaitent relocaliser des activités en Asie et ; profiter des avantages de relocalisation d’usines en activité. Le tout en s’appuyant sur une stratégie d’exportation mondiale dès le départ et non juste la substitution à l’importation » de véhicules de l’étranger.

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2 Commentaires

  1. Oui , il faut , … on doit , oui , que des voeux pour ces responsables dont la responsabilité se limite à dire : il faudrait … on doit … . Sans véritable acte palpable , sans concretisation , normal pour un pays où les passation de consignes se limitent à prendre du thé ensemble , sans rendre des comptes.
    Assez de ces considérations sans effets concrets.

  2. Pourquoi ne pas reprendre le savoir faire d’une marque à renommée mondiale comme Alfa Roméo et la délocaliser chez nous et faire profiter toute l’Afrique si PSA donne son aval bien sûr.

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