Concessionnaires automobile en Algérie : Vers la recomposition du marché ?

Algérie – Avec le retour de l’importation des véhicules neufs pour les concessionnaires automobile en Algérie se pose la question suivante : Quel concessionnaire représentera telle ou telle marque automobile ? On parle en ce moment d’un terrain propice à la compétition entre les différents représentants.

Il est question présentement d’un climat favorable au lancement d’une « nouvelle course pour récupérer certaines marques automobile » pour les concessionnaires en Algérie, explique le site spécialisé algérien Auto-Utilitaire. Celles-ci ont été transférées « sous la coupe d’autres acteurs ». Les premiers signes de réorganisation apparaissent. Mais il faudrait attendre quelque temps pour voir sur quoi tout cela va-t-il déboucher.

À ce stade on ne peut passer à côté de la marque Hyundai. Sa distribution se fait en Algérie par le groupe Tahkout. Cependant, sa récupération par Cevital, partenaire historique du géant asiatique; est imminente si l’on croit les échos dans la presse. Citons notamment les marques Volkswagen que le Groupe Sovac commercialise dans notre pays. Une volonté de trouver un nouveau distributeur en Algérie parait animer le constructeur allemand.

KIA est également en négociation avec KIA Motors Algérie. Ce dernier était autrefois seul représentant de la marque sud-coréenne en Algérie. C’était bien le cas « avant que le groupe Arbaoui » ne s’approprier ce statut. « Avec à la clé une usine d’assemblage », précise le média spécialisé. En ce qui concerne Ford, Suzuki et Daewoo, le groupe Achaibou est susceptible de les reprendre. Il était leur représentant exclusif en Algérie. D’anciens dirigeants et hauts responsables l’ont dépouillé de la totalité de ces marques.

Automobile en Algérie : Les « turbulences » d’un marché agité

Le bonheur des concessionnaires automobiles et celui de leurs clients par rapport à la reprise de l’importation a été « gâché ». Ils s’attendaient tous à un enclenchement des opérations dans la foulée de la parution de la LFC 2020 dans le Journal officiel. Cela n’a pas était le cas. La déception est grande. La raison revient au fait que le gouvernement a rendu la mise en œuvre de ladite décision  tributaire de la publication d’un cahier des charges.

Ce dernier est prévu pour empêcher les capitaux de fuir et borner les profits des maisons mères. Pareille démarche est jugée par le journal en ligne comme contre productive, pour les concessionnaires locaux d’une part et les recettes de l’État (volet fiscal en particulier) de l’autre. Le gouvernement vise aussi à inciter les constructeurs mondiaux, à installer de véritables usines automobiles en Algérie. Ceci en s’associant avec des hommes d’affaires nationaux.

Le marché automobile algérien est l’objet d’agitation le secouant depuis tant d’années. L’importation de voitures neuves revient pour reprendre sa revanche, sur le montage automobile en Algérie. Celui-ci s’est vu favorisé avant qu’on le laisse tombé à son tour. On évoque un rendement nul sur le plan de l’objectif de sa mise en place. Des scandales ont même secoué ce secteur. Aujourd’hui le citoyen croise les bras de voir un jour les choses s’améliorer sur ce registre.

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes