CNR Algérie : 2,3 salariés cotisent pour un retraité

Algérie – Le ministre du Travail, Lachemi Djaboub, et révèle que les pensions des retraités de la CNR pèsent lourdement sur les cotisations des salariés de la CNAS. 

Le mardi 19 janvier, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale est revenu sur la situation financière des caisses nationales de sécurité sociale. L’homme politique a notamment affirmé qu’en Algérie la Caisse nationale des retraites (CNR) pesait massivement sur la trésorerie de la CNAS. 

En effet, le responsable a indiqué que la CNR avait enregistré un déficit de 680 milliards de dinars, lors de l’année 2020. Ce qui représente plus de 50 % des pensions de retraites et des allocations. Un déficit qui est notamment causé, selon le membre du gouvernement, « par la faiblesse des ressources de la CNR ».

« Il y a moins de cotisants et plus de retraités, notamment à cause de ceux ayant bénéficié de la retraite anticipée entre 2016 et 2018 », a ensuite ajouté le ministre du Travail et de l’emploi. À l’heure actuelle, 2 à 3 salariés cotisent pour un seul retraité.

Sauf que pour atteindre un équilibre financier, « il faudrait avoir 5 cotisants pour un retraité ». C’est ce qu’a déclaré le ministre du Travail et de l’Emploi. Il annonce, par la suite, qu’un texte de loi sur la retraite complémentaire était en préparation. 

La trésorerie de la CNAS lourdement atteinte par la crise sanitaire 

Depuis mars 2020, la crise sanitaire du coronavirus ravage la planète. Ce qui a obligé plusieurs entreprises de petite ou moyenne taille à cesser leur activité. Les pertes d’emplois sont donc conséquentes, ce qui a fait baisser le nombre de cotisations sociales, alors que les dépenses ont largement augmenté. 

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a d’ailleurs déclaré que plus de 4 milliards de dinars étaient consommés par le remboursement des tests de dépistage du coronavirus. L’homme politique a ensuite ajouté qu’entre avril et novembre derniers, la CNAS avait dépensé 530 milliards de dinars.

Cela dans le cadre de ses conventions avec les cliniques privées pour les accouchements. Reste à savoir quelle solution le gouvernement est prêt à mettre en place pour atténuer l’impact de la crise sanitaire sur l’économie du pays qui est déjà au plus bas. 

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