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Chute du prix du pétrole : L’abolition de l’IRG et la hausse du SMIC reportées ?

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Algérie – Alors que le gouvernement a annoncé des mesures en faveur du rehaussement du niveau de vie et du pouvoir d’achat des algériens, le choc pétrolier qui se profile à l’horizon risque de mettre à mal les plans du nouvel exécutif.

Les prix du baril de pétrole ont connu leurs niveaux les plus bas depuis 2017, pour atteindre ce matin moins de 45 $ le baril, face à un prix de référence pour le budget public égal à 50 $. Ce renversement de situation est intervenu, au moment même où l’abolition de l’Impôt sur le Revenu Global est attendue, dans le cadre d’une loi de finance complémentaire, rapporte le quotidien arabophone El Bilad.

L’expert en énergie et chercheur au Centre de développement des énergies renouvelables, Mahmah Bouziane, a souligné dans un entretien accordé au même média, que la production s’est rétractée en raison du Coronavirus, et ajoute par ailleurs que le problème des prix aujourd’hui n’est pas lié aux mesures monétaires ou pétrolières, mais plutôt à la santé et que son traitement se situe en dehors du cercle OPEP.

Bouziane, poursuit et explique que ce choc aura un impact terrible sur l’économie algérienne, en raison de la dépendance du budget public envers les recettes des hydrocarbures, poussant ainsi le nouvel exécutif dirigé par Abdelaziz Djerad à revoir sa copie.

L’abolition de l’IRG coûtera à l’Etat 200 milliards de dinars

L’analyste économique Abderrahmane Aya a conclu, dans son entretien accordé au même média, que le coût de l’abolition de l’IRG dépassera largement le seuil des 90 milliards de dinars, pour atteindre celui des 200 milliards de dinars, et cela en calculant le déficit budgétaire dû à la crise actuelle provoquée par le Coronavirus. 

En janvier, Abdelmadjid Tebboune a annoncé sa décision de supprimer l’IRG sur les faibles revenus. Une mesure, jugée par les spécialistes à l’époque déjà, comme complexe à réaliser sur le terrain. Avec la chute récente des prix du pétrole, des experts comme Bouziane, prédisent des lendemains encore plus incertains pour l’abolition de l’IRG, et la hausse du salaire minimum national garanti (SNMG).

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En guise de solution, entre les emprunts extérieurs, et le financement non conventionnel, le professeur Bouziane propose une troisième option qui consiste à attirer les investissements en modifiant la loi sur l’investissement et en la rendant disponible à zéro intérêt, tout en partageant les revenus entre l’investisseur et le gouvernement, et en réduisant les importations et les dépenses internes.

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