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Chute du prix du pétrole : L’Algérie face au risque du « choc pétrolier »

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Pétrole Algérie
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Algérie – La chute du prix du pétrole causée par l’épidémie du Coronavirus représente un danger majeur pour l’économie Algérienne, mettant le nouvel exécutif à la tête du pays dans une situation délicate.

Le cours de l’or noir est en chute libre depuis quelques semaines, en raison de la propagation du Covid-19 apparu à Wuhan en Chine, berceau de l’épidémie, mettant à mal le plan du gouvernement Djerad qui devra revoir sa copie face aux nouvelles données économiques.

En effet, le prix du baril de pétrole a connu une baisse vertigineuse depuis le début du mois de mars 2020. Alors qu’il oscillait au tour des 65 dollars il y a quelques semaines de cela, le baril du brent, référence pour le pétrole algérien, a franchi le seuil des 35 dollars ce 9 mars. Un prix nettement inférieur à celui estimé par la LF 2020 qui était fixé à 50 dollar.  

Selon l’expert en énergie Abderrahmane Mebtoul, l’Algérie devra puiser dans les réserves du trésor afin de compenser la chute du pétrole, car le pays est extrêmement dépendant des revenus des hydrocarbures, a rapporté le média arabophone El Bilad, qui a indiqué également que la barre des 45 dollars n’a pas été franchi depuis 2017.

Dans le même contexte, d’autres spécialistes estiment que la baisse des prix du pétrole pourrait être pire que celle enregistrée en 2014. En effet, les prix pourraient baisser jusqu’à 30$ voire 20 dollars à la lumière du déséquilibre entre l’offre et la demande internationale qui impacte l’activité économique mondiale dans son ensemble.

Le plan du gouvernement mis à mal par l’incertitude

À peine deux mois se sont écoulées depuis la nomination du nouvel exécutif et un mois depuis la présentation du plan d’action, que le gouvernement voit la tenue de ses promesses incertaines.

Entre l’abolition de l’IRG pour les salaires inférieurs à 30.000 dinars et la hausse du salaire minimum, les promesses du nouvel exécutif risquent d’attendre encore longtemps avant de voir le jour. Ainsi, la suppressi on de l’Impôt sur le Revenu Global (IRG) et la hausse du salaire minimum national garanti (SNMG), seront vraisemblablement reportées à des dates ultérieurs si la conjoncture économique se corse davantage dans les jours à venir.

En parallèle si la propagation du Coronavirus se poursuit avec l’inexistence d’alternatives financières en dehors des revenus des hydrocarbures, le trésor public subira d’énormes pertes poussant le gouvernement à s’orienter probablement vers des emprunts extérieurs.

Soulignons également à cet égard que l’expert pétrolier algérien et PDG du cabinet Emergy International, Mourad Preure, s’était prononcé la semaine dernière sur la conjoncture du marché pétrolier en exprimant sa crainte face à la chute vertigineuse du cours du brut. « Le marché pétrolier risque un véritable choc », avait-il averti.

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