Chute du dinar algérien face aux devises : Quel impact sur le pouvoir d’achat ?

Algérie – La dépréciation du dinar algérien sur le marché officiel des devises ne cesse d’opérer, et voici par quel biais ce recul de la valeur de la monnaie nationale impactera le pouvoir d’achat.

L’année 2020 s’apprête à se clôturer en étant marquée par de nouveaux records historiques enregistrés par les principales devises, à savoir l’euro et le dollar, face à la monnaie nationale sur le marché interbancaire. Une unité de la monnaie unique européenne équivaut à 160,41 DA. Le billet vert, quant à lui, atteint les 132,22 DA. Cette dépréciation du dinar algérien aurait naturellement une incidence sur le pouvoir d’achat en Algérie, selon un expert financier.

En impactant le pouvoir d’achat, la valeur du dinar en recul affectera, selon l’expert en finances et économie, Smaïn Lalmas, avec qui s’est entretenu le quotidien national El Watan, la consommation des ménages. Celle-ci représente l’élément-clé indiquant si une économie se porte bien ou pas. Elle constitue, d’après les mêmes propos, la source majeure d’où provient la croissance.

C’est ainsi qu’on a coutume de la désigner, « notamment pour des économies créatrices de richesses », explique le spécialiste. Ladite consommation est habituellement boostée par un pouvoir d’achat propice, précise-t-il encore. Cependant et avec les déficits que vit notre pays, et qui sont d’ailleurs à l’origine du processus de dépréciation du dinar, devant l’euro et le dollar, du côté de la Banque d’Algérie (BA), la rationalisation des dépenses s’impose, assure l’interviewé.

Smaïn Lalmas plaide pour un plan de soutien au pouvoir d’achat

Nous devons également, dans cette même trajectoire prudentielle, octroyer la primauté « dans nos achats au produit local », préconise Smaïn Lalmas. Toutefois, cette démarche demeure insuffisante, regrette l’intervenant. Par conséquent, il recommande au gouvernement d’élaborer un plan de soutien. Ce dernier devrait avoir comme finalité d’appuyer le pouvoir d’achat.

C’est en effet ce que l’interlocuteur d’El Watan estime nécessaire. Le plan se concrétisera, d’après lui, par l’accord de « crédits étudiés sans intérêts à la consommation ». Les impôts doivent aussi être revus à la baisse, souligne-t-il. En sus, l’orateur défend un meilleur ciblage en matière « d’aides sociales ».

Ce sont les familles les plus précaires ou dénouées de revenus qui doivent en bénéficier. Lalmas invite par la suite à la promotion « du low cost à travers des marchés de proximité ». En dernier ressort, le spécialiste insiste sur le lancement de certaines actions capables d’atténuer cette détérioration du pouvoir d’achat, « mais qui tardent à voir le jour ».

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