La chercheuse Algérienne Yamina Bouchikh produit des articles en cuir à partir de bactéries et de déchets organiques

Algérie – Yamina Bouchikh, docteure algérienne en biologie, se sert des bactéries issues des déchets ménagers et agroalimentaires comme un moyen de créer des matériaux écologiques et végétaliens, tels que le cuir. Nous vous dévoilons plus de détails de ce projet favorable à l’environnement dans les paragraphes qui suivent. 

Sa soif inextinguible de connaissances et sa passion pour le monde invisible des multiorganismes lui ont valu une reconnaissance internationale de la qualité de ses travaux. La biologiste algérienne Yamina Bouchikh a récemment reçu les éloges de l’Union européenne (UE) pour son apport dans le domaine de la microbiologie.

En plus de son engagement pour un environnement durable à la faveur d’un projet de recherche. Ce dernier est intitulé « les microorganismes : une ressource innovante pour l’industrie du cuir ». Il tend à démontrer l’utilité du rôle des bactéries dans l’écosystème.

Il consiste ainsi à développer des matériaux durables et écologiques à partir de cellulose bactérienne. Contrairement à ses pairs, cette maître de recherche à l’INRAA porte un regard sur un univers où le monde invisible du vivant est la clé de voûte du développement durable et de l’écologie.  

« Ce n’est pas nouveau. L’être humain a toujours exploité les bactéries dans un grand nombre d’industries. Soit entre autres la production d’aliments et de boissons fermentées. L’heure est donc venue de se concentrer davantage sur le rôle actif et important de ces créatures dans le système biologique ».

Il s’agit là de ce qu’a expliqué la tête de génie algérienne. Elle s’est récemment exprimée auprès du média Al Jazeera network. Nous reprenons alors pour vous les grandes lignes de son entretien dans la suite de notre édition du vendredi 13 mai 2022.

L’émergence d’un monde écologique à la faveur de la biologie, telle est la devise de Yamina ! 

Il est difficile de nier que l’activité industrielle est source de pollution de l’environnement. Elle produit des déchets parfois toxiques. Elle est en outre à l’origine de plusieurs maladies en plus des risques technologiques. Des raisons qui, selon l’excellente Yamina Bouchikh, font que les craintes de l’effondrement environnemental doivent être appréciées et cerner la portée de son projet. 

« Les défis que nous impose le monde actuel nous poussent à changer nos stratégies de production. Il faut savoir que l’utilisation des bactéries comme usines biotechnologiques est intéressante. Cela de par sa capacité d’accélérer la fabrication et la production de divers matériaux. Elle permet en effet d’atteindre un objectif environnemental et économique à moindre coût ». 

C’est ce qu’a encore expliqué la scientifique algérienne de 37 ans. Elle a estimé, dans le même sillage, qu’une plus grande attention devrait être accordée au monde microbien.

« Les bactéries sont le leader de tous les organismes. Elles ont un caractère  incroyablement intelligent et fertile. La bactériologie peut de ce fait être un véritable moteur de la production des matières écologiques, notamment les peaux », a-t-elle insisté.

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici