Changement des billets de banque en Algérie : Voici pourquoi ce n’est pas possible

Algérie – Le ministre des Finances algérien, Aymen Benabderrahmane, écarte l’éventualité du changement des billets de banque dans le but de récupérer l’argent du marché parallèle.

En effet, plusieurs bruits circulent sur le changement des billets de banque en Algérie, dans le but de récupérer l’argent disponible dans le marché parallèle, qui serait estimé à 60 milliards de dollars. Le ministre des Finances écarte cette possibilité et évoque les raisons, rapporte le quotidien Echorouk, ce mardi 23 mars 2021.

Dans le détail, le ministre Aymen Benabderrahmane s’est prononcé sur le sujet, lors de son intervention dans l’émission « L’invité de la Rédaction » sur la  Radio chaine 3. Il a précisé que le changement des billets de banque pour lutter contre l’économie parallèle n’est pas d’actualité en Algérie.

De plus, selon le premier responsable du secteur financier en Algérie, cette pratique ne serait pas permise légalement parlant. Pour la simple raison que la loi algérienne stipule que la durée de vie du billet ne doit pas être inférieure à dix (10) années. Et ce, à compter de la date de sa mise en circulation.

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Ainsi, il ajoute que la sécurité juridique des marchés capitaux en Algérie fait de cette solution, une solution à exclure. Il est à noter que la crise sanitaire provoquée par la Covid-19 a fortement impacté l’économie nationale. Plusieurs facteurs y ont, notamment, contribué.

De nombreux spécialistes estiment que le fait d’éradiquer le marché parallèle contribuera à relancer l’économie du pays. Tandis que d’autres proposent plutôt de le réguler. L’économiste Fares Mesdour indique que le gouvernement doit revoir les taxes et impôts assimilés en Algérie, à la baisse. Ceci, dans le but d’inciter ces commerçants à regagner le circuit légal.

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Il ajoute même, lors d’une entrevue diffusée sur la chaîne Beur TV, que ce marché clandestin ne cesse de prendre de l’ampleur. Mais aussi que les opérateurs actifs en dehors de la sphère formelle; ont tendance à fuir les amendes et les impôts imposés par l’État.

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