Céréales : voici comment l’Algérie va “se mettre à l’abri”

Économie –  La production nationale en céréales ne répond pas aux besoins de la consommation locale. L’Algérie veut par conséquent sécuriser ses réserves, elle doit se mettre à l’abri. Dzair Daily vous dévoile tout, dans cette édition du 10 juillet 2022.

En effet, Le président de la république, Abdelmadjid Tebboune, a appelé à « l’impératif renforcement des capacités nationales de stockage des céréales afin d’augmenter les réserves nationales stratégiques pour cette année 2022 ». Et ce, lors de la réunion du Conseil des ministres, en l’occurrence, l’Algérie devrait se mettre à l’abri en terme de stockage de céréales. Il s’agit de ce qu’a indiqué le quotidien El Watan DZ.

Effectivement, la production nationale en céréales est moindre en Algérie. Elle ne répond notamment pas au besoin de consommation locale. À cet égard, l’Algérie doit impérativement se prémunir d’éventuelles pénuries sur le marché international. Entre autres, elle continue de s’approvisionner, mais aussi elle compte sécuriser et renforcer sa capacité de stockage. 

Par ailleurs, la pandémie de la Covid-19 et les conflits entre les grandes puissances mondiales affectent négativement les moyens d’approvisionnement des produits alimentaires. Cela impacte les prix des produits alimentaires et fragilise l’économie mondiale, principalement celle des pays pauvres.

L’Algérie se met à l’abri : approvisionnement en céréales de l’étranger

Il est à noter que l’Algérie tire profit des rentrées en devises qu’elle se fait grâce aux hydrocarbures, elle ne cesse tout de même pas d’importer les céréales des pays étrangers. L’OAIC (Office algérien interprofessionnel des céréales) a d’ailleurs acheté 740.000 tonnes, au cours de la semaine dernière. Bien que la commande faite au préalable ne dépassait pas 660.000 tonnes.

Selon la même source, une tonne de céréale est estimée à 445 dollars, tarif du fret inclus. En outre, l’expédition se fera du 1 au 15 août, ensuite du 16 au 31 du même mois. « Il s’agit de l’un des appels d’offres lancés la semaine dernière par les principaux importateurs, après que les prix internationaux du blé se sont retirés des niveaux élevés alimentés par la guerre en Ukraine », ont indiqué des opérateurs.

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