Céréales en Algérie : comment se débarrasser de la dépendance à l’importation ?

Algérie – Depuis le début du conflit en Ukraine, les prix des céréales se sont envolés sur le marché mondial. Cette situation remet sur la table la question de la dépendance de l’Algérie à l’importation des céréales. On vous en dit plus ce 14 mars 2022.

La facture d’importation des céréales sera élevée cette année, le contexte actuel relance la question la dépendance aux importations, dont l’Algérie doit se débarrasser. Plus que jamais, l’Algérie doit tout mettre en œuvre pour assurer sa sécurité alimentaire. Et ce, en augmentant sa production de céréales, notamment de blé, c’est en tout cas ce que rapporte L’Expression.

En effet, et depuis le début de la guerre en Ukraine, les cours du blé ont flambé. Mais la question de cette dépendance était à l’étude bien avant ce conflit. Et pour cause, le blé était à l’ordre du jour durant le conseil des ministres qui s’est tenu le 30 mai 2021. Le président de la République avait alors souligné la nécessité de développer le secteur avec la coordination de plusieurs opérateurs.

Le but de la démarche est d’augmenter substantiellement la production nationale jusqu’à atteindre l’autosuffisance. Cela se fera en modifiant et augmentant les superficies allouées aux cultures de blé dur. Mais aussi, en élaborant une stratégie pour révolutionner et développer le secteur de la production et des semences. Particulièrement pour le blé dur, qui est plus coté au niveau des marchés mondiaux.

L’avenir de l’Algérie est dans l’agriculture saharienne

En outre, le président avait appelé les acteurs du secteur à augmenter leur production, qui est de l’ordre de 60 quintaux par hectare. Cela, dans le but d’atteindre rapidement les 71 quintaux à l’hectare. Et ce, grâce à l’élargissement des surfaces irriguées qui doivent atteindre les 20.000 hectares à l’échelle nationale.

Par ailleurs, l’Algérie doit importer plus de 8 millions de tonnes pour répondre aux besoins du marché. Ce qui la classe en 3ème position des importateurs mondiaux de céréales. Ainsi, l’alternative à cette dépendance serait dans l’exploitation des régions du sud de l’Algérie. Sachant que leur rendement pourrait atteindre les 100 quintaux par hectare. 

Effectivement, l’alternative à cette dépendance résiderait dans la promotion des régions sahariennes dont le rendement, selon les estimations, pourrait atteindre les 100 quintaux par hectare. Le ministre de l’Agriculture a tenu les mêmes propos, déclarant que l’avenir du pays est dans l’agriculture saharienne. C’est dans cette optique que le projet Ennahda avait été mis en place à Adrar. Il s’agit d’une ferme de 30.000 hectares dont la moitié sera consacrée au blé dur.

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