Canada : Une Algérienne devient une figure majeure dans l’agriculture

Canada – Arrivée dans ce pays d’Amérique du nord en 2004, la jeune algérienne, Yasmina Larbi-Youcef, se transforme en une référence incontournable dans le domaine de l’agriculture, plus précisément dans l’agroécologie canadienne.

Yasmina Larbi-Youcef a quitté son Algérie natale pour rejoindre le pays où il fait – 40 °C. Arrivée à Montréal en février 2004, elle devient titulaire d’un titre d’agronome agréée la même année. Elle décroche notamment quelques équivalences et réussi brillamment un examen. Depuis, cette passionnée algérienne bonifie merveilleusement bien l’agriculture au Canada. 

« Je n’étais pas défavorisée par rapport aux autres. On était tous sur un pied d’égalité, et ça, je l’ai vraiment apprécié », a en effet reconnue l’algérienne établie au Québec. Le quotidien francophone Le Devoir mentionne l’information. Lors de son entrée sur le sol nord-américain, elle a dû faire face à un tout petit souci communicationnel. En effet, Yasmina avait du mal à déchiffrer l’accent québécois.

Les agriculteurs montréalais avec lesquelles elle travaillait, parlaient un langage qui n’était pas encore facilement accessible pour elle. « Le français québécois sonnait différent dans mes oreilles habituées au français parisien ». Accoutumée à l’accent français bien typique, l’Algérienne s’est rapidement familiarisée avec l’argot montréalais. Son travail au service client d’une jardinerie lui a permis de s’habituer au québécois, et ce, au bout de trois mois.

Comme pour l’accent, l’amatrice de l’agriculture s’est rapidement adaptée aux productions du Canada. De son point de vue, il y a comme une complémentarité entre les industries du porc et du bœuf au Québec et celle de l’agneau en Algérie. Par cette passion pour laquelle elle donne tout, l’Algérienne est devenue une figure emblématique au Canada.

De l’agronomie à l’agroenvironnement pour réduire la pollution dans le secteur agricole

Dans la région de Montérégie, tous les agriculteurs veulent se joindre à elle. C’est en tout cas ce qu’a confié une de ses collègues. Yasmina considère l’accompagnement de ces professionnels comme l’un des critères primordiaux dans le développement d’exploitations agricoles. Cette dernière tient, avant tout, à ce que le progrès agricole soit en équation avec le respect de l’environnement.

En effet, l’Algérienne décroche, en 2017, une maîtrise en environnement. Ce qui l’a orienté vers cette spécialité d’agroenvironnement. Une branche qui se préoccupe de la pollution dans le domaine de l’agriculture. La spécialiste veille à ce que la production agricole au Canada respecte la planète. Les différentes pratiques doivent correspondre au respect de la qualité d’air, de l’eau et la diversité des espèces.

Yasmina Larbi-Youcef coordonne surtout un programme unique à Montréal. Ce dernier vise à dédommager ceux qui produisent des biens et services écosystémiques. Grâce à cet appui, les agriculteurs renoncent à l’exploitation d’une partie de leurs champs. Et ce, pour planter des arbres, des brise-vent, des arbustes ou encore élargir la bande riveraine.

Cela sera bénéfique pour la biodiversité, selon elle. Alors que le gel recouvre les espaces cultivés du Québec en ces temps hivernaux, Yasmina Larbi-Youcef sème déjà les graines de projets qui fleuriront lors de la belle saison suivante. « Un agronome n’arrête pas, même l’hiver », assure-t-elle.  

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