Énergie

Brent/Sahara Blend : Voici le coût de production du pétrole Algérien

3
pétrole algérien cout production prix
S'abonner :

Algérie – Le ministre de l’Énergie a révélé que le coût moyen de production du pétrole Algérien est de 14 dollars le baril, affirmant par là que la récente baisse drastique des cours de pétrole n’a pas impacté l’activité de « Sonatrach ».

En effet, le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab s’est penché, lors de son passage au JT de 20 heures de l’ENTV dans la soirée du 23 Avril; sur la situation actuelle de l’économie du pays frappée brutalement par l’inquiétante baisse des prix de l’or noir; conséquence de la propagation de la pandémie du Coronavirus depuis le début de l’année 2020.

Selon Arkab, l’Algérie détient les ressources financières nécessaires pour faire face à cette double crise sanitaire et économique. Il a assuré au passage que l’effondrement, enregistré la semaine dernière, sur les prix du pétrole brut, n’a pas impacté l’activité de la compagnie nationale d’hydrocarbures, Sonatrach; qui a déployé à l’occasion un nouveau plan d’action en vue de dépasser ladite crise.

Le ministre a également mis en avant la série de mesures décidées lors de la réunion du Conseil des ministres, en mars dernier. « Il s’agit de réduire de 7 milliards de dollars les charges d’exploitation et les dépenses d’investissement de la Sonatrach et plus d’un milliard de dollars des dépenses de la Sonelgaz »; a-t-il révélé, ajoutant que ce volume de réductions constituera « un complément au prix du baril ». 

S’agissant du coût moyen de production du brut Algérien (Brent/Sahara Blend), le premier responsable du secteur de l’Énergie a indiqué que celui-ci s’élève à 14 dollars le baril, et que l’essentiel de la production se trouve dans les champs de Hassi Messaoud, où le coût moyen de production revient à 5 dollars tout au plus. « Il y a deux jours, le prix du brut Algérien s’est situé entre 12 et 14 dollars le baril avant de remonter à 20 dollars »; a signalé le ministre.

Selon Arkab, il est question d’une crise « conjoncturelle »

Dans le même contexte, le ministre de l’Énergie a expliqué que cette crise inédite du marché pétrolier mondial; est le fruit des mesures prises par la quasi-totalité des pays dans le but d’enrayer la dissémination du Coronavirus; notamment la suspension des transports et des activités industrielles consommatrices d’hydrocarbures et de produits pétroliers. 

Concernant les perspectives du marché mondial du pétrole; Arkab s’est montré optimiste et a déclaré s’attendre à un retour rapide à l’équilibre dès l’amélioration progressive de la demande, et ce à compter du début du second semestre de l’année en cours; estimant que d’ici là, la pandémie serait plus ou moins atténuée et ainsi l’activité économique mondiale pourrait reprendre graduellement.

Notons qu’après une semaine chaotique, les cours du pétrole ont commencé à se redresser ce 24 avril; suite à l’intensification des tensions géopolitiques entre l’Iran et les États-Unis. Pour rappel, les cours du pétrole américain WTI se négociaient la semaine dernière dans le négatif soit -37 dollars; tandis que le Brent de la mer du Nord (référence du brut Européen), se négociait à 12 dollars.

Article recommandé :  Algérie : Mourad Preure met en garde contre un « choc pétrolier »

Coronavirus : L’Algérie au temps du confinement, vue par Kamel Daoud

Article précédent

Ces compagnies menacées de poursuites pour non-remboursement de billets d’avion

Article suivant

Lire aussi

S’abonner
Notifier de
guest
3 Commentaires
Anciens
Récents Les + votés
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Mellah hocine

Parler de réduction drastique des investissements et du buget de fonctionnement de la SONATRACH , c’est reconnaître l’impact de cette chute des prix qui ne laisse pas insensible. En effet l’impact n’est pas seulement sur SONATRACH ,mais sur l’économie Algérienne. La réduction des dépenses Étatiques reste indispensable, avec notamment une réduction du nombre de ministres de ce gouvernement, une dissolution rapide des deux chambres parlementaires , exceptionnellement, en attendant l’élection d’une nouvelle assemblée après la disparition de cette pandémie.
Le prix du Brest Algérien , bien qu’on soit à la 11e place des producteurs, doit tourner autour de 50 Dollars.

samir Hamoudi

On doit plutôt réduire les dépenses de l’Etat qui ne servent à rien c’est mieux! Par contre réduire les investissements producteurs de richesses c’est un suicide! Sur un autre volet je ne comprend pas la logique de ce ministre qui affirme que le prix moyen du petrole de Hassi Messaoud est de 4 dollars et qu’il constitue la majorité de notre pétrole..alors comment ça se fait que la moyenne du coût de production remonte à 14 dollars du fait d’une faible production ailleurs!? peut-être raisonnes t-il (ou on a raisonné à sa place) avec juste des moyennes arithmétiques alors que… Lire la suite »

algerien31

solaire, or, fer , diamond, cuivre, agriculture, avoir une technologie, tourisme saint et propre , investir ds letre humain, le meilleur ds son poste