Biens issus de la corruption d’ex-responsables : l’Algérie s’adresse à la justice française

France – L’Algérie a sollicité l’aide de la justice française afin de récupérer les biens issus de la corruption d’anciens responsables algériens. Dzair Daily vous en dit plus dans cette édition du 11 juillet 2022.

Dans l’optique de respecter les engagements faits aux Algériens par le président de la République Abdelmadjid Tebboune. L’Algérie déploie maints efforts pour la récupération de biens mal acquis. En effet, l’Algérie a demandé l’aide de la justice française afin de recenser et rapatrier l’argent des biens issus de la corruption des ex-dirigeants. Notamment sous l’ère du président déchu, Abdelmadjid Tebboune.

C’est dans ce contexte que le ministère de la Justice a récemment organisé un séminaire. Ce dernier a été intitulé « les enquêtes économiques et financières complexes : identification saisie et confiscation des avoirs criminels ». Ce séminaire avait abordé la problématique des biens mal acquis. Ainsi que des complications rencontrés par la justice algérienne lors des procédures de rapatriement des fonds illicites. 

Les biens mal acquis ont été transférés particulièrement vers la France, l’Espagne, la Turquie et les Emirats arabes unis. Jusqu’à présent, une dizaine de demandes ont déjà été traitées. Et il est à noter que Paris est la destination privilégiée des responsables algériens. Pour faire fuir leur fonds et investir dans des biens immobiliers dans les quartiers les plus chics de la capitale française. Rapporte El Watan.

Récupération des biens mal acquis : un processus long

À l’heure actuelle, 43 demandes de commissions rogatoires pour le recouvrement de biens mal acquis qui se trouvent en France ont été introduites auprès de la justice française. Ces affaires impliquent d’anciennes personnalités dont on ne connait pas l’identité. Ces affaires datent d’une année. Et pour le moment, aucun bien n’a été confisqué. Pour rappel, l’Algérie et la France sont liées par une convention bilatérale d’entraide judiciaire en matière pénale.

L’entraide entre les deux pays permettra de faciliter les échanges d’informations. Et d’obtenir la saisie et le gel de ces biens. Les administrations des deux pays travailleront à améliorer la vitesse des échanges. Et une assistance technique permettra d’établir la traçabilité de l’argent détourné.

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