Énergie

Baisse du prix du pétrole : 80% des gisements Algériens ne sont plus rentables

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Mebtoul baisse pétrole algérie
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Algérie – Mebtoul s’est exprimé sur les répercussions néfastes qui menacent l’économie du pays, à la lumière de la contagion pandémique du Coronavirus qui impacte les bourses et les marchés internationaux des hydrocarbures.

En effet, l’économiste et expert international, Abderrahmane Mebtoul estime qu’avec un cours de baril à moins de 30 dollars, les gains de Sontatrach oscilleraient autour des 12 à 13 milliards de dollars, et ce sans retirer les 25% des frais et charges parallèles, de ce fait la recette nette de la compagnie nationale de pétrole et de gaz s’élèverait à 9 voire 10 milliards de dollars, a affirmé l’expert, cité par le média Algérie Eco

Mebtoul a souligné, selon la même source, que si le gaz naturel serait en dessous des 1.5 dollars le MBtu sur le marché libre et que parallèlement le GNL s’établirait à 3 dollars, « 80% des gisements ne seront plus rentables », a-t-il attesté, précisant à cet égard que « si le cours de l’or noir atteint les 20 dollars, il n’y aurait plus de profit net pour l’ensemble des gisements ».

La régression de l’économie mondiale a fait que l’offre ait baissé, que la demande ait flambé suite à la panique des ménages, et un revers a frappé les liquidités poussant banques centrales à réduire leurs taux directeurs, a confié le professeur en qualifiant la pandémie du Covid-19 de « catastrophe naturelle et de guerre planétaire »

L’Algérie, l’Afrique et le monde.. Tous impactés

Abderrahmane Mebtoul a révélé qu’un rapport établi le 13 mars dernier par la Commission Économique pour l’Afrique (CEA) a classé l’Algérie, dépendante de la rente pétrolière, parmi les pays africains exportateurs de pétrole les plus exposés aux répercussions néfastes de la chute drastique des cours des hydrocarbures dont également le Nigeria et l’Angola.

Dans le même sillage, l’expert a poursuivi son intervention en rappelant que la Chine représentait 17% du PIB mondial, causant ainsi un le déséquilibre dans les chaînes d’approvisionnement mondiales à tous les niveaux. Selon un rapport de l’AIE datant du 12 mars, la Chine est en effet le premier consommateur mondial de pétrole avec un taux de 14% de la consommation mondiale, a avancé Mebtoul, regrettant par la même occasion que l’effet de ce choc pourrait perdurer jusqu’à 2021.

Par ailleurs, le professeur a tenu a rappelé les prévisions pessimistes de la banque d’investissement américaine qui supposait que la guerre des prix déclenchée par l’Arabie Saoudite pourrait faire chuter les cours de l’or noir jusqu’à 20 dollars, une crise planétaire désastreuse attend le monde si la pandémie continue de sévir de cette façon exponentielle.

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