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Baisse du pétrole en Algérie : Vers la hausse des impôts en 2020 ?

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Algérie – Un expert en économie explique comment l’Algérie pourrait faire face au récent choc pétrolier, conséquence de la propagation de la pandémie du Coronavirus.  

Invité sur le plateau du média arabophone El Hiwar, l’analyste économique, Abderrahmane Aya, a réagi à l’actualité économique qui marque le pays. Selon lui, la baisse drastique des prix du baril de pétrole causée par la pandémie du Covid-19 n’apporte rien de bon pour l’économie nationale puisque la LF 2020 a été édifié sur un prix de 50$ le baril, et prédit un durcissement du recouvrement des impôts et des taxes au détriment de la poche du contribuable algérien dont le pouvoir d’achat est déjà maigre.

« Il est impératif de trouver des alternatives liées aux capitaux du financement actuel », explique l’expert qui indique, dans ce sens, que la principale recette financière dont dispose l’Algérie n’est autre que les revenus de l’exportation des hydrocarbures, qui appuient le financement du budget de l’État, a-t-il fait savoir. 

« Les commerçant ne payent que 2% des revenus globaux de la fiscalité ordinaire », a informé Abderrahmane Aya, pointant du doigt les difficultés administratives rencontrées par les assujettis à l’administration fiscale. Selon l’expert, il faudrait réviser le recouvrement fiscal en Algérie, qui comprend de nombreuses failles, et prédit l’adoption par les autorités d’une hausse des impôts tout en se focalisant sur la facture d’importation en réévaluant la liste et les prix des produits importés.

Peu de solutions face à la crise

Abderrahmane Aya, estime que l’Algérie risque de faire face à un déficit budgétaire sévère estimé à 1.500 milliards de dinars algériens qui ne peut être couvert sans mesures drastiques. L’analyste ne s’attend cependant pas à ce que le gouvernement aille vers l’endettement extérieur. « Un emprunt externe nécessite des garanties, choses que l’Algérie ne possède pas aujourd’hui », a affirmé Aya ouvrant une parenthèse sur l’endettement des années 1970 en indiquant qu’à l’époque le pétrole était le critère de garantie.

L’expert économique a suggéré en outre, plusieurs solutions pour dépasser cette crise à commencer par réhabiliter l’administration des impôts afin d’augmenter les recettes fiscales, ou encore l’amélioration des performances des banques et l’assouplissement des transactions bancaires en modernisant les moyens de paiement notamment grâce au paiement électronique.

Dans le même ordre d’idées, Abderrahmane Aya a accusé le marché noir en général, et celui des devises et du change en particulier, comme la plupart des experts financiers et autres députés d’ailleurs, d’être le principal auteur du fléau monétaire en défaveur de la valeur de la monnaie nationale, participant par la même occasion à affaiblir l’économie du pays.

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