Baisse du prix du pétrole en Algérie : Vers l’austérité budgétaire ?

Algérie – Alors que le président a refusé de recourir à l’endettement externe, certaines sources estiment que le gouvernement pourrait opter pour l’austérité budgétaire.

La pandémie du Coronavirus (Covid-19) a fait plonger l’économie mondiale dans une récession inédite, causant de ce fait une conjoncture économique désavantageuse pour l’Algérie. En effet, la baisse soudaine des prix du pétrole à la moitié du prix prévu par la LF 2020 qui envisageait déjà un déficit de 1.500 milliards de dinars de la rente pétrolière risque d’engendrer l’épuisement du peu de ressources qui restent encore dans les réserves de change.

Quelques soit les options budgétaires et monétaires possibles qui seront instantanément imposées par le gouvernement, la population nationale serait brutalement affectée par les décisions politiques des futurs ajustements périlleux, que l’exécutif serait dans l’obligation d’effectuer si la chute des prix de l’or noir venait à perdurer.

Il est évident qu’en cas de crise, n’importe quel pays peut recourir à l’emprunt externe. Néanmoins, l’Algérie ne peut jouir de cette option car il faudrait présenter une garantie dont elle ne dispose pas aujourd’hui. Il est donc probable d’aller vers une dépréciation rapide et accentuée de la valeur du dinar algérien, en plus de l’accélération de l’élaboration d’une Loi de Finances Complémentaire qui autorisera la hausse de la fiscalité ordinaire en accordant une rude modification dans la dépense publique.

C’est d’ailleurs ce que, l’expert en énergie, Abderrahmane Mebtoul, avait prédit, estimant que l’Algérie se tournera vers ses réserves de change restantes afin d’assouplir la menace qui se profile à l’horizon, suite à la chute drastique du prix du pétrole; confirmant ainsi les prévisions du député El Houari Tigharsi, qui avait expliqué que les réserves de change actuelles sont en mesures de couvrir les factures d’importations sur une période d’une année, pas plus.

Quant à l’abolition de l’impôt sur le Revenu Global (IRG) et la hausse du Salaire Minimum National Garanti (SNMG), le gouvernement Djerad devra revoir sa copie en reportant ces mesures sociales. Il faut savoir à ce propos, que la suppression de l’IRG à elle seule coûterait 200 milliards de dinars à l’État. À son tour l’expert en énergie, Mahmah Bouziane, a suggéré d’atténuer les contraintes relatives à la loi sur l’investissement afin d’attirer les investisseurs et relancer l’économie nationale en urgence.

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