Baisse du pouvoir d’achat et hausse des prix en Algérie : ce que propose un expert

Algérie – Le président de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), Zaki Hariz, a soulevé, hier lundi, la question de la baisse du pouvoir d’achat et la flambée continuelle des prix des produits, y compris alimentaires. Découvrez ses déclarations dans notre édition de ce mardi 21 septembre 2021. 

Des coûts élevés des denrées alimentaires dus à la détérioration des conditions économiques et aux effets de la chute du dinar, combinées à une pandémie intense, rendent la vie particulièrement difficile à beaucoup de citoyens algériens. Ceux dont les revenus sont modestes. Ce renchérissement des prix des denrées de première nécessité constitue un facteur majeur de l’érosion du pouvoir d’achat en Algérie.

Une conjoncture des plus délicates que le patron de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC) a tenu à mettre en exergue. Zaki Hariz s’est dit pleinement engagé à lutter contre la décélération du pouvoir d’achat du citoyen algérien. Il a fait part de ses préoccupations lors du Forum du quotidien généraliste El Moudjahid. Il a tenu à proposer quelques solutions en vue de faire face à ce phénomène socio-économique. 

Le locuteur a d’emblée proposé l’optimisation d’une production nationale globale. Il a ainsi recommandé aux pouvoirs publics de développer un modèle productif et d’encourager les échanges locaux. La réduction des importations est alors, selon lui, la meilleure régulation du système économique et social. « La révision de la fiscalité ainsi que la politique de la TVA et de l’IRG pareront notamment à cette crise ». C’est ce qu’il a en outre souligné. 

Hausse des prix des produits de large consommation en Algérie : les recommandations de Hariz 

Le président de la FAC appelle le gouvernement algérien à adopter de nouveaux mécanismes qui puissent contrecarrer la spéculation sur les denrées primaires alimentaires. Le responsable recommande à cet effet un renforcement imminent des systèmes de surveillance et de contrôle des marchés. Zaki Hariz invite également les autorités compétentes à s’appuyer sur la réglementation des prix des biens et services. 

De son côté, le vice-président de la même instance fédérale a plaidé pour l’instauration d’un « mécanisme d’alerte ». Il permettra donc, de l’avis de Mohamed Labidi, au gouvernement d’automatiser les procédures de lutte contre tout renchérissement des prix. Ce qui devra permettre de mettre en ordre la sphère commerciale et éluder l’insécurité alimentaire. Il s’agit là de ce qu’a encore souligné le même communicant. 

Le vice-président de la FAC réitère par ailleurs son avis selon lequel l’augmentation des salaires ne représente aucunement l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages algériens. « Cela ne jouera pas en faveur du citoyen. Loin de là, la revalorisation des revenus risque de quadrupler les prix des produits alimentaires ». C’est ce qu’a alors expliqué Mohamed Labidi. 

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