Automobile : vers la construction de 100.000 motos en Algérie

Algérie – Depuis l’arrêt de la production des voitures à l’échelle locale et le gel de importation automobile en 2017, la demande de motos a explosé en Algérie. Le ministère de l’Industrie a donc annoncé la tenue d’une réunion dont l’objet sera la relance des activités suspendues liées à l’industrie de la moto.

La demande en matière de motos par année est de l’ordre de 100.000 unités. Tandis que les importations ces dernières années ne dépassent pas les 93.000 unités. Les concessionnaires se plaignent de l’interruption de la production de motos en Algérie et demandent à dissocier ce secteur de l’automobile.

En conséquence du gel des importations de voitures, la moto est devenue une alternative. Sa demande a augmenté. Le marché national compte en tout cinq usines dans la branche moto. À savoir, Sym. Ham Motors à Sétif. OME industrie à Béjaïa. AS Motors à Bordj Bou Arreridj. Et l’usine publique Sigma à Guelma. C’est ce que apporte Sayarat Live.

D’autres fabricants se préparent à entrer sur le marché de la production et de l’installation en Algérie. C’est à l’instar de Sofidam, dans la région de Kasr al-Bukhari. L’opérateur attend le feu vert de l’État. Les prix des motos varient entre 180.000 et 3.000.000 DA. C’est selon le type et les caractéristiques. La moins chère fabriquée en Algérie coûte 95.000 DA. Elle répond aux standards internationaux avec un cylindre de 125 mètres cubes. Ainsi, elle peut être exportée vers les pays africains.

Le secteur de la fabrication de motos est très prometteur. Les propriétaires des usines et des unités de production peuvent atteindre un taux d’intégration de presque 50 %. Cependant, la branche est confrontée au même problème de restriction de la fabrication et de l’assemblage que les voitures. Par conséquent, la fabrication des motos subit les mêmes crises que le secteur automobile.

Motos en Algérie : le secteur en difficultés 

Ces difficultés sont liées à l’arrêt de l’importation des pièces SCD et CCD pour les usines, ainsi que l’implication dans des affaires de corruption. L’importation de voitures est à l’arrêt depuis 5 ans. De plus, les crédits n’ont pas été accordés aux distributeurs déposant les dossiers d’importation jusqu’à présent. Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé le 9 décembre dernier une revue du cahier des charges.

Un communiqué publié par le ministère de l’Industrie parle de l’organisation d’une réunion spéciale pour le suivi et le développement des activités liées à l’industrie du vélo et de la moto. Ce sera 19 janvier 2022. Le but consiste à faire de la lumière sur les problèmes et les lacunes dont souffre chaque activité. Mais plus important encore, essayer d’y apporter des solutions. Notamment, en exploitant les capacités industrielles existantes et en créant une interdépendance et une intégration entre les différentes institutions.

Le ministère a invité les différents acteurs économiques, fabricants et fournisseurs, exerçant ces activités industrielles, qui souhaitent assister à la réunion, à adresser une demande de participation. On doit joindre à cette requête une fiche technique d’identification de l’établissement et du type de son activité. Les importations de motos s’élevaient à 62.000 véhicules en 2015. Elles ont atteint les 52.000 en 2016.

Le chiffre est monté à 93.000 véhicules en 2017. Soit le même nombre enregistré en 2018. Notons que 95 % des importations de ces motos proviennent de Chine. Ce pays est le premier pourvoyeur du marché algérien. Les motos représentent 80 % des ventes du marché. Par ailleurs, les marques de moto les plus populaires en Algérie sont Yamaha, BMW, Peugeot, Sym, OMG et quelques autres.

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