Automobile en Algérie : voici le coût du retour de l’importation des voitures d’occasion

Algérie – L’ancien président de l’Association des concessionnaires automobiles, Youcef Nebbache, a apporté de nouvelles précisions au sujet du coût du retour de l’importation des voitures de moins de trois (03) ans, dites d’occasion. 

Après un gel qui a duré de nombreux mois, le gouvernement algérien a décidé d’autoriser les citoyens à importer, de nouveau, un véhicule de seconde main, à condition à ce qu’il ne dépasse pas l’âge de trois (03) ans. Alors que cette décision subite nécessite encore des clarifications, l’ancien président de l’Association des concessionnaires automobiles s’est exprimé sur le coût du retour de l’importation des voitures d’occasion en Algérie. 

En effet, Youcef Nebbache est revenu sur le sujet dans une déclaration faite au média arabophone Sabq Press avant-hier. Nous reprenons ses dires pour vous ce dimanche 13 juin 2021. En préambule, le locuteur a fait savoir que le coût d’importation pourrait s’élever à six mille (6.000) euros. Les frais de transport et les droits douaniers à régler compris, précise-t-il. 

Partant de ces données, Nebbache estime que le citoyen ne serait pas en mesure de se doter d’une voiture qui convient à son porte-monnaie, souvent modeste. Pour consolider son fusil d’épaule, il pointe l’existence d’un fossé entre le coût d’importation et le pouvoir d’achat en Algérie.

Retour d’importation des voitures d’occasion : ce qu’en pense Nebbache 

À ses yeux, les voitures au moment de l’importation pourraient coûter plus cher que celles mises en vente par les concessionnaires automobiles dans le pays. Selon sa vision des choses, le gouvernement aurait dû, plutôt, autoriser l’importation de voitures de moins de cinq (05) ans. Le but étant de permettre aux citoyens de se procurer un véhicule abordable. 

Très attendue, la décision permettant le retour de l’importation des voitures d’occasion suscite encore un tas de points d’interrogation. Houssin Ben Aalia s’est également exprimé à ce sujet. L’expert en économie voit les choses du même angle que Nebbache en ce qui concerne les prix des voitures. D’après lui, la décision d’importation demeure économiquement bénéfique pour le pays. 

De plus que, indique-t-il, les revenus douaniers tirés de la démarche de l’importation seront directement versés au Trésor public. Encore plus avantageux, les réserves de change du pays resteront conservées. Ben Aalia a également fait savoir que le prix d’une voiture de moins de (03) ans pourrait être similaire à celui d’un véhicule neuf. 

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