Automobile : 80 % des Algériens ont des voitures anciennes

Automobile – Dans le contexte de pénurie de voitures neuves, 80 % des Algériens se retrouvent contraints de circuler avec d’anciennes voitures. On vous dit tout à ce sujet, ce 26 mars 2022.

Le Groupement des concessionnaires automobiles algériens (GCA) a dénoncé jeudi dernier les risques qu’encourent les particuliers algériens en tentant de remplacer leurs anciennes voitures. Cela en important des véhicules de l’étranger par leurs propres moyens. Ainsi, on a mis l’accent sur cette importation dépendante d’une pratique illégale à travers l’approvisionnement en devises au marché noir. C’est d’après Sayarat Live.

D’ailleurs, le ministre de l’Industrie avait précédemment déclaré que dix mille (10.000) véhicules avaient été importés. C’était au cours du mois de janvier seulement. À ce propos, le groupement en question a souligné que l’âge des voitures sur le marché varie entre 5 et 20 ans pour 80 % du parc automobile. Une usure qui est à l’origine de la plupart des accidents de la circulation en raison de l’absence de pièces de rechange d’origine, a-t-on expliqué.

Concernant le processus de fabrication de véhicules localement, un responsable du même département ministériel avait affirmé à l’association lors d’une réunion la nécessité d’un taux d’intégration pouvant aller jusqu’à 30 %. Ce qui est donc impossible avec l’absence de manutentionnaires sur le marché national, précise le GCA.

Algérie : les concessionnaires sceptiques 

Selon le même groupement de concessionnaires, la demande locale sur les camions ne dépasse pas 6.000 véhicules. De ce fait, on juge déraisonnable que plus de sept (7) concessionnaires investissent dans le secteur. Cela impose donc une tendance progressive de l’importation à la manutention, puis, à la fabrication en troisième étape.

À cet effet, ils concluent dans leur communiqué qu’ils ne voyaient aucun signe réel sur le terrain indiquant la fin prochaine de cette crise. À savoir, celle des véhicules neufs en Algérie. Ils expriment alors leur mécontentement à l’égard de la réponse du Comité technique qui n’a donné suite qu’à un nombre très limité de dossiers depuis septembre dernier.

Toujours en ce qui concerne l’importation de voitures neuves. En revanche, aux yeux de la même organisation, les dossiers non retenus répondent malgré tout à toutes les conditions prédéfinies.

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