Arrêt de l’importation automobile en Algérie : Les concessionnaires en crise

Algérie – Depuis l’arrêt de l’importation automobile, les concessionnaires se sont retrouvés face à un vrai dilemme, en voulant préserver les emplois des salariés, au détriment de leur situation financière critique.

En effet, ce secteur économique dans notre pays n’a jamais été aussi impacté. Les concessionnaires qui tentent depuis l’arrêt brutal de l’importation automobile en Algérie de tenir le coup, dans le but de préserver les postes d’emploi de leurs collaborateurs, arrivent au bout du rouleau et sont sur le point de mettre la clé sous le paillasson, rapporte le quotidien El Watan, ce mardi 06 avril 2021.

Dans le détail, suite à la modification de l’ancien cahier de charges, quant à l’importation des véhicules, de nombreux opérateurs ont dû cesser leur activité. Ils se sont contentés de proposer seulement des travaux d’entretien et de maintenance pour des voitures de multi-marques. Cela, afin de garantir le maintien des salaires du peu d’employés qui font encore partie de ces entreprises.

De ce fait, ces commerçants ne savent plus s’ils doivent se plier aux exigences de l’ancien ou du nouveau CDC. Dans le but de vouloir maintenir une certaine stabilité sociale et économique, ces opérateurs ont jusque-là perdu des sommes colossales d’argent. Si on ajoute à cela la crise sanitaire sans précédent que traverse le pays, il n’existe plus l’ombre d’un espoir pour ce secteur économique.

Les répercussions de cette crise dans le secteur de l’automobile 

Il s’agit d’une dégradation continuelle du parc automobile en Algérie. Ce qui impacte de multiples secteurs liés d’une façon directe et indirecte à ce secteur. En particulier les véhicules utilitaires. Selon les spécialistes, un véhicule utilitaire peut créer jusqu’à trois emplois directs et quatre indirects.

D’autant plus que les pick-ups, fourgons, camions et autres engins contribuent au fonctionnement de l’économie du pays. D’une telle façon que certains concessionnaires estiment qu’il serait propice pour l’Algérie d’autoriser, en premier lieu, l’importation de 150.000 véhicules utilitaires.

Ces voitures de travail contribueront à la relance économique du pays et seront générateurs d’emplois. Mais aussi, le gouvernement devra penser à relancer l’importation des voitures citadines. Sans pour autant apporter les voitures de haute gamme. Cela dit, le dossier demeure jusqu’à présent dans le flou total.

Cependant, les déclarations du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune; lors de sa dernière sortie médiatique, redonnent une lueur d’espoir à ces opérateurs. Ces derniers qui pensaient fermer les rideaux de leurs commerces pour une dernière fois, après le mois de Ramadan.

Partager sur :

Articles récents

Articles connexes