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Anglais à l’université en Algérie : Le ministre Chitour fixe sa stratégie

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Algérie – Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique met en avant la question de l’anglais dans l’université algérienne. Chems Eddine Chitour est favorable à son intégration de façon progressive et résolue.

Selon lui, notre pays est bourré de talents n’attendant que d’être propulsés. L’université algérienne renferme des trésors. L’enseignement en anglais aidera à leur émergence inscrite dans un registre universel.  C’est sur les ondes de la Radio nationale Chaîne 3; que le membre du gouvernement s’est exprimé. Son passage par la station radiophonique est intervenu à l’occasion de la Journée de l’étudiant. Cette dernière est célébrée en Algérie le 19 mai de chaque année.

« L’Algérie a raté son entrée dans le XXIe siècle et devra donc tout faire pour prendre le train de la modernité », explique l’orateur. Il faudrait recourir à « la science »; au « savoir-faire » et aux « nouvelles technologies» afin de «penser le futur» et construire un avenir concilié avec le monde d’aujourd’hui. D’après lui, pour avoir accès aux outils susmentionnés l’anglais au sein de l’université en Algérie demeure essentiel.

« Tous les pays du monde écrivent, enseignent et publient en anglais », soutient le responsable. Il assure par la suite que « l’Algérie ne doit pas se tenir en marge du monde ». Par conséquent, « nous devons aller vers une généralisation de l’anglais à l’université de façon apaisée ». Le processus doit opérer « à petites touches, et non d’une façon brutale ». Ceci risque « de renverser la machine ». Les choses doivent donc se faire de « manière graduelle et déterminée ».

« Que chacun comprenne que c’est une nécessité que les diplômés de dernière année » fassent « l’effort nécessaire pour au moins résumer leurs thèses en une dizaine de pages. » Des pages rédigées en anglais. « Une dizaine de pages est une publications scientifique ». Nos chercheurs doivent « avoir une visibilité à l’universelle ». Pour cela, il n’existe pas « d’autre solutions que de publier ».  C’est indispensable « pour qu’on sache ce que vous faites », précise l’intervenant.

L’anglais à l’honneur à Sidi Abdellah

« Il ne faut pas confondre le contenu avec le contenant », prévient le professeur. Le premier est le savoir véhiculé à proprement parlé. Le second, quand à lui, concerne le support linguistique. Celui-ci pourrait être « n’importe quelle langue ». Il nous faut à la fois soigner le contenu pour une meilleure qualité et optimiser le contenant en allant « vers l’anglais ».

Le campus de Sidi Abdellah recevra la totalité des grandes écoles algériennes. Le but consiste à «donner une visibilité d’avenir à la nation». En outre, on enseignera sur place en langue anglaise. Il s’agit d’écoles de mathématiques, physique, informatique, intelligence artificielle, robotique. D’autres domaines en vue de développer des technologies de pointe seront concernés. Ceci peu importe, affirme le ministère, « la santé financière » de l’Algérie.

« Afin d’être en phase avec ce qui se passe ailleurs dans le monde» d’autres écoles encore verront le jour à Sidi Abdallah. Celles de médecine, de sciences économiques quantitatives, de droit de la mer, de l’espace ainsi que des conflits internationaux. Par ailleurs, Chitour a indiqué que 20.000 à 25.000 diplômés de l’université algérienne « partent sous d’autres cieux». Selon lui, il appartient à l’Etat de trouver les mécanismes adéquats pour empêcher la fuite des cerveaux.

Djerad veut que les étudiants algériens soient polyglottes

En effet, le Premier ministre Abdelaziz Djerad, a affirmé ce mardi 19 mai, en marge de l’inauguration de la nouvelle chaîne thématique baptisée « Al Maarifa » [le savoir ou la connaissance, ndlr], à l’occasion de la Journée nationale de l’étudiant qu’en plus de l’arabe et du français, l’étudiant algérien doit aussi apprendre l’anglais et le chinois.

 « En plus des langues arabe et française, il faut aussi la langue anglaise. Il est nécessaire que les étudiants et les élèves aient un niveau acceptable en langue anglaise », a indiqué Djerad. « J’ai parlé de la langue chinoise. Nous utilisons la technologie chinoise et la Chine est devenu un pays avec un haut niveau technologique et l’a démontré lors de la crise du coronavirus », a-t-il ajouté.

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Publiée par ‎Télévision Algérienne – المؤسسة العمومية للتلفزيون الجزائري‎ sur Mardi 19 mai 2020

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1 Commenter

  1. Monsieur le ministre , en votre qualité de Professeur , il ne vous est pas étranger de comprendre que la langue ‘n’est qu’un outil de communication pas nécessairement porteur de connaissances scientifiques. Lorsque les contenus des programmes sont nuls et ne permettent pas l’ épanouissement de l’élève , on a beau lui administrer une langue , son niveau sera d’une faiblesse criarde.
    Si on doit penser à l’enseignement superieur en Anglais , ne faudrait il pas introduire cette langue dès l’école primaire , quitte à le faire au détriment de la langue arabe. Puisqu’il ne sert à rien d’enseigner durant 13 ans ( primaire, moyen, secondaire) en arabe et retrouver le cursus universitaire en Anglais. En votre qualité de Professeur , il est des filières qu’on doit continuer à enseigner en Français -la Medecine- et d’autres en Arabe comme toutes les filières lettres.
    Avant de sombrer dans des considérations purement démagogiques , il y a lieu de bien réfléchir à ce projet que vous soutenez.

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