Voyageurs Algériens : Vers la hausse des prix des billets d’avion de 50%

Algérie – Les voyageurs algériens risquent de payer plus cher leurs billets d’avion en raison des nouvelles mesures strictes imposées lors des prochains vols, à l’instar de la distanciation sociale occasionnant un siège vide entre chaque passager.

En effet, avec la réouverture imminente des frontières aériennes de nombreux pays, après la suspension des vols qui a débuté le 1er avril dernier et qui dure encore jusqu’à nouvel ordre, les algériens amateurs de voyages à petits prix ne seront pas au bout de leurs peines.

L’obstacle qui succédera à la fermeture des aéroports sera le prix des billets d’avion pour lesquels une augmentation de 50% est pressentie. C’est l’analyste britannique de données aériennes OAG; cité ce samedi par l’agence de presse AFP qui explique les raisons de cette augmentation.

C’est en raison des mesures sanitaires à respecter en avion pour protéger les passager du Coronavirus; visant à laisser un siège vide entre chaque passager que ce pronostic est tombé. Les experts ont identifié le rendement moyen par passager sur cinq des principales compagnies à bas coût du monde. Cela leur a permis de calculer les tarifs à imposer pour obtenir des bénéfices équivalents.

Toutefois, il est à noter qu’une augmentation du prix des billets d’avion low cost serait en contradiction avec le business model de ces compagnies, en particulier si les prix des billets d’avion sont jugés trop chers pour ce segment du marché. JetBlue, United, Alaska ou encore American Airlines; ont d’ores et déjà limité le nombre de voyageurs en rendant les sièges de milieu de rangée indisponibles.

Près de 300 milliards d’euros de pertes pour les compagnies aériennes

En plus de la crise sanitaire, l’épidémie du coronavirus a été particulièrement sévère envers les compagnies aériennes. En effet, les restrictions de déplacement ont causé de lourdes pertes dans le secteur, lequel espère une reprise prochaine.

La pandémie du Covid-19 aura fait jusqu’à 314 milliards de dollars de pertes au secteur aérien, soit environ 280 milliards d’euros; selon une nouvelle estimation de l’Association internationale du transport aérien (IATA).

La totale paralysie du secteur aérien, et le manque de visibilité quant à une éventuelle prochaine reprise donne pas plus d’indices sur les perspectives à venir. « La reprise devrait être plus lente et la crise plus profonde que nous anticipons il y a moins d’un mois »; a déclaré à ce sujet le directeur général de l’IATA, Alexandre de Juniac.

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