Algérie : voici le prix des produits alimentaires durant le mois de ramadan

Algérie – Il est désormais de coutume que les prix de produits alimentaires flambent à chaque ramadan. Malgré le ras-le-bol des citoyens et les efforts des pouvoirs publics, cette année ne dérogea pas à la règle. On vous en dit plus ce 6 avril 2022.

En effet, les prix des produits de large consommation ont accusé une énième augmentation depuis le début du ramadan en Algérie. Les raisons de ce phénomène sont nombreuses. Dans un premier lieu, on citera le manque de marchés de proximité. Ces derniers permettraient de stabiliser les prix grâce à la concurrence loyale qu’ils créeraient. 

En attendant, les épiciers fixent les prix qu’ils veulent car ils ont le monopole. Le manque des marchés de proximité encourage également l’entrée en jeu des grossistes et des intermédiaires. Ils n’hésitent alors pas à spéculer sur certains produits. Pour faire face à ce problème, le président de l’Apoce a préconisé la mise en place de bons de transactions. Afin d’assurer une traçabilité des produits.

Le plafonnement des marges bénéficiaires doit également être appliqué, notamment pour les produits de première nécessité. Selon le même interlocuteur, le gouvernement a échoué dans la mise en place du modèle de régulation du marché. C’est pourquoi il propose d’opter pour d’autres mécanismes, à noter qu’un autre souci majeur vient de l’absence de données et de chiffres concrets.

Par ailleurs, le secteur de la distribution souffre d’une anarchie qui est due au grand nombre d’intermédiaires occasionnels qui y opèrent. Ces acteurs effectuent des opérations de commerce en gros, en demi-gros, en détail et font même des opérations de revente en l’état. Dans l’effectif, et malgré les efforts fournis par l’Etat pour stabiliser les prix et assurer la disponibilité, ce ramadan suit le scénario des précédents.

Les ménages dans la difficulté

Il faut dire que le mercuriale avait commencé son envolée bien avant le mois sacré. La surconsommation engendrée par le jeune et l’avidité de certains commerçants, sans oublier le rôle du marché informel. De tous ces paramètres additionnés résulte un dysfonctionnement sur les espaces commerciaux et une flambée généralisée des tarifs.

L’Etat a fait maintes promesses pour éradiquer le secteur de l’informel, mais l’échec est cuisant et les citoyens en payent le prix. Bien au contraire, le marché noir ne cesse de se développer en Algérie. A tel point qu’on ne distingue désormais plus les marchés de proximité des marchés informels, qui font partie intégrante du paysage actuellement.

Le projet du président de créer 30 marchés de gros, 800 de détails et 1000 autres de proximité n’est toujours pas abouti. Et le pouvoir d’achat des citoyens s’en voit affaibli. Le ramadan, l’Aïd El-Fitr l’Aïd El-Adha, la saison estivale puis la rentrée sociale et scolaire, autant d’occasions qui réduisent les ressources des Algériens et mettent nombre de ménages dans le rouge.

Le président de l’Apoce l’a d’ailleurs souligné, une famille algérienne a besoin d’un salaire d’au moins 75.000 DA pour vivre dignement. En attendant, les familles tentent tant bien que mal de joindre les deux bouts. Parfois à coup de crédits, et souvent en s’abstenant de s’acheter certains produits qui, à une autre époque étaient considérés comme abordables.

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