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Algérie : Voici le déficit de la caisse des retraites et de la sécurité sociale

Algérie – Le ministre du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale a révélé un déficit financier dans la caisse de retraite qui a atteint 680 milliards de dinars cette année après plusieurs augmentations. 

Effectivement, hier, le 04 novembre 2020, notre source Echorouk Online a révélé que le ministre du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, monsieur El Hachemi Djaâboub a déclaré que la caisse de retraite en Algérie souffre d’un grand déficit de 680 milliards de dinars cette année en raison de l’augmentation du nombre de bénéficiaires des allocations de retraite et des augmentations des pensions. En contrepartie, une diminution de la part des actionnaires a été enregistré. 

Ce qui est d’autant plus terrible, c’est que ce chiffre vient s’ajouter au déficit de la sécurité sociale dans l’assurance maladie; qui a atteint les 30 milliards de dinars. Cela a poussé le ministère du travail à demander le report de la fermeture du fond d’allocation numéro 302 jusqu’à 31 décembre 2022; afin d’avoir la possibilité d’utiliser la somme qui est disponible déjà et qui est estimée à 37 milliards de dinars. 

Le ministre a déclaré mercredi en réponse aux questions des membres de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale que le fond de retraite est confronté à un déficit structurel de 680 milliards de dinars et que pour faire face à la crise de 2019; le fond de retraite a eu recours aux prêts du fonds national d’investissement. Mais ce n’est pas ainsi que la situation s’est réglé, elle ne fait qu’empirer à ce jour. 

Retard dans la préparation des listes des jeunes concernés par le statut actif

En effet, la préparation des listes nominales des jeunes sur l’intégration au statut actif jusqu’au 31 octobre 2020 a vu un retard considérable par sa lenteur selon le ministre. Au 27 octobre 2020, 20.221 bénéficiaires sur un total de 160.000 travailleurs impliqués et concernés par l’intégration de la première phase et c’est ce qui représente 13,6%.

Djaâboub a expliqué ce retard en présentant 4 raisons, à savoir que la plupart des secteurs ministériels concernés n’étaient pas en mesure de déterminer leurs besoins en matière de postes. Il réside aussi un manque de conformité des postes financiers avec les disciplines; les procédures de transfert financier lourdes et les complications bureaucratiques accompagnées d’un manque d’initiative.

Le ministre a déclaré que pour activer le processus : « Le 25 octobre, j’ai présidé les travaux du comité central sectoriel mixte, qui comprenait des représentants de l’Intérieur; de l’Education et de la Santé, le plus grand secteur concerné par la présence de représentants du ministère des Finances et les intérêts de la fonction publique; où j’ai pu identifier la taille des obstacles à cet égard. Je confirme mon intérêt pour le suivi du dossier qui est au-delà des difficultés auxquelles il fait face ». Il a clôturé en affirmant qu’il le présentera bientôt au conseil ministériel; ainsi que pour la coordination avec les organes concernés. 

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