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Algérie : voici comment 40 % des légumes achetés vont à la poubelle

Algérie – Au récent renchérissement des viandes rouges et blanches, du lait ainsi que du pain, qui ampute le pouvoir d’achat des citoyens, s’ajoute celui des légumes, dont les extrémités finissent souvent dans les poubelles à défaut d’être enterrées dans des jardins. Nous vous invitons à découvrir plus de détails à ce sujet dans les lignes qui suivent. 

Sous l’effet de la baisse du dinar et d’une crise économique exacerbée par les répercussions de la pandémie, les ménages algériens peinent à boucler leurs fins de mois. Les dépassements abusifs et pratiques commerciales déloyales, très répandues au sein des marchés, n’arrangent en rien la situation. Les coups de gueule contre la flambée des prix des produits alimentaires, particulièrement les légumes, s’enchaînent alors en Algérie. 

La flambée des tarifs des différentes denrées alimentaires de large consommation est, hélas, toujours un sujet d’actualité. Mais ce sont ceux des légumes, éléments essentiels et fondamentaux de la paix sociale, qui sont au cœur des préoccupations. C’est eux qui semblent le plus s’attirer les foudres. Alors qu’ils sont actuellement vendus au double du prix basique, la grogne monte de plus en plus du côté des consommateurs. 

Tous dénoncent en effet les « abus » et les « injustices » que beaucoup de commerçants infligent à leurs « compatriotes ». Pour comprendre ce phénomène socio-économique de hausse brutale du prix des légumes, la chaîne de télévision privée Echorouk News TV a mené une vaste enquête de terrain. Nous reprenons pour vous ses dessous dans cette édition du samedi 26 février 2022. On vous garantit que vous n’êtes pas au bout de vos surprises. 

La valse des prix des légumes : le consommateur face aux balances truquées !

Au sein du marché, dans lequel se sont rendus les reporters de la chaîne TV susvisée, des artichauts et des fenouils se vendent à 90 dinars algériens, parfois plus. Deux légumes, faut-il le souligner, pour lesquels la plupart des usagers mettent les plus grosses parties, pourtant comestibles, au fin fond des poubelles. C’est justement là que se concentre la stratégie de certains commerçants

Pour faire augmenter leurs chiffres d’affaires, ces derniers n’hésitent en effet pas à imposer au client des conditions anormales d’achat. Entre autres, la prise en compte du pesage des tiges et des extrémités sur les balances. Des parties qu’un grand nombre de citoyens algériens ne consomment pas. « Ils le font avec des choux ou même des choux-fleurs. Trop c’est trop ! Mille dinars ne remplit pas un panier ». 

Il s’agit là de la façon dont s’est insurgée une consommatrice au micro du média susmentionné. Cette distorsion commerciale est, selon  Mustapha Zebdi, président de l’APOCE, induite par l’absence de gestion et de contrôle des marchés algériens. 

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