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Algérie : La vie des retraités au temps du Coronavirus

Algérie – Des retraités témoignent à propos de leur vie de pensionné qu’ils mènent à la lumière du Coronavirus. Celle-ci est loin d’être celle qu’ils avaient imaginée en commençant leur carrière il y a trois (03) décennies.

Ce n’est un secret pour personne, en Algérie l’actuelle double crise éco-sanitaire, provoquée par la Coronavirus n’a pas manqué de frapper toutes les catégories de personnes, dont les retraités Algériens. Ainsi, entre l’inflation que connaît le pays engendrant sur son passage la dégradation du pouvoir d’achat, les retraités trouvent en effet des difficultés à joindre les deux bouts.

D’ailleurs, la crise de liquidités que subit les bureaux de poste depuis des mois; n’arrange pas les choses pour ces retraités. Ainsi, afin de remédier à ce phénomène tout en évitant les risques de transmission du Coronavirus; lors des virements des pensions de retraite; Algérie Poste a procédé à la mise en place d’un nouveau calendrier; définissant les nouvelles dates de versement des pensions de retraite. 

Rappelons que celui-ci s’étale désormais sur plusieurs jours, en fonction du dernier numéro du compte de chaque retraité. Pour en savoir davantage, Idir, Brahim, Ahcène trois (03)  retraités Algériens se sont confiés au média électronique TSA en racontant leur quotidien entre règlement de factures, soins médicaux et alimentation.

Des pensions insuffisantes, se plaignent ceux qui ont témoigné

Pour sa part, ayant pris sa retraite depuis une dizaine d’années, Idir âgé de 72 a révélé à notre source qu’il est aujourd’hui difficile pour un retraité; de se permettre un kilo de viande par semaine. « S’il en achète une fois par mois, il peut déjà s’estimer heureux »; a-t-il ajouté. « Le 19 de chaque mois, je me pointe à ma poste de Belcourt à 7 heures du matin; pour prendre un ticket et attendre mon tour », a fait savoir l’interviewé. 

Ce dernier a par ailleurs, souligné qu’il se sent humilié en faisant la queue durant des heures; devant les bureaux de poste, en raison de la crise de liquidité. De son côté, Ahcène (77 ans) ayant commencé à travailler à l’âge de 18 ans a déclaré s’être attendu à savourer une douce retraite après plus de quarante ans de travail. Néanmoins, sa pension ne lui permet pas de vivre dignement en Algérie; a-t-il regretté.

Un autre point abordé par ces retraités, notamment les difficultés qu’ils rencontrent à régler les frais des soins médicaux jugés hors de prix par Brahim (59 ans) à la retraite depuis 2016. Celui semble avoir un meilleur salaire que les précédents, il touche 70.000 dinars. Néanmoins, pour lui c’est une pension insuffisante.Étant diabétique et avec sa femme et cinq (05) enfants à sa charge; il a du mal à payer les analyses médicales. Quoiqu’il y a pire que moi; a-t-il ajouté.

D’ailleurs, Djamel (60 ans) touche un pécule de 30.000 dinars qui ne lui suffit pas lui aussi pour vivre dignement en Algérie. Malgré qu’il soit divorcé et n’a sa charge, il a du mal à régler ses factures et à manger. Cela fait des années que je rêve de changer mon téléviseur qui ne fonctionne plus, mais je n’arrive pas à faire des économies; a-t-il déploré.

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