Algérie : Vers le financement des projets ANSEJ via la Finance Islamique

Algérie – L’ANSEJ lancera à partir du 1er novembre prochain, en collaboration avec la Banque Nationale d’Algérie (BNA), un nouveau mode de financement relatif à la Finance Islamique. 

Intervenant ce 08 octobre lors d’un point de presse; en marge d’une rencontre intitulée « le défi de la femme entrepreneure dans la construction de l’Algérie nouvelle »; le Directeur Général de l’ANSEJ (Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes), Mohamed Cherif Bouaoud a indiqué que son organisme; « s’est engagé à lancer en Algérie une nouvelle formule de financement, opérationnelle à compter du 1er novembre prochain, à savoir introduire la finance islamique au sein de l’ANSEJ », a révélé Bouaoud.

Poursuivant son allocution, le même responsable a tenu à préciser que ce nouveau dispositif se concrétisera en coopération avec la Banque Nationale d’Algérie (BNA). Ainsi, l’ANSEJ offrira aux entrepreneurs un meilleur accompagnement personnalisé; a fait savoir le DG de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes en Algérie, au cours de la même rencontre où il était accompagné du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des micro-entreprises, Nassim Diafat.

Par ailleurs, selon Bouaoud; ce nouveau mode de financement relatif à une finance fondée sur les principes de la loi islamique (la charia); sera bénéfique aux porteurs de projets au niveau des zones d’ombres et leur permettra de créer leurs PME; « dans le but de satisfaire les besoins de ces zones et de répondre à l’attente des jeunes hommes et femmes porteurs de projets dans ces régions ». 

Algérie : L’État compte sur la Finance Islamique pour éradiquer le marché noir

Alors que la crise de liquidités s’est amplifiée ces derniers mois, l’Algérie a officiellement autorisé l’introduction des produits islamiques dans les établissements bancaires Algériens. N’ayant pas confiance dans les banques traditionnelles; les Algériens préfèrent thésauriser leur argent à la maison plutôt que dans les banques; car les services proposés par ces dernières ne correspondent pas aux préceptes de l’islam; soutiennent certains.

Cela dit, plusieurs experts financiers estiment que cette démarche permettra de drainer les liquidités en circulation dans le marché parallèle; qui demeurent intraçables. Face à la réalité du manque de ressources économiques (liquidités); la Banque Centrale d’Algérie (BCA) a opté pour la finance islamique afin de réintroduire l’économie informelle dans le système financier et résoudre ce phénomène de manque de liquidités.

Et ce en commençant par accorder à la BNA l’autorisation de commercialiser des produits islamiques; dans le but de restituer l’importante masse de fonds qui circulent en dehors du système financier; surtout que la plupart des transactions se font en espèces. 

Rappelons qu’après la BNA, il est probable que l’établissement du Crédit Populaire d’Algérie (CPA) suivra. Selon Mohamed Dahmani, PDG du CPA; l’institution financière qu’il représente compte mettre en place; près de 30 agences bancaires spécialisées en la finance islamique; et des guichets mixtes au service des clients désirant bénéficier à l’avenir de ces prestations.

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