Algérie : vers la fin des subventions du pain, du lait et de l’huile ?

Algérie – Le système de subventions est présent depuis plusieurs années dans le pays, en effet les prix du pain, du lait et de l’huile ne sont pas commercialisés selon leur coût réel, puisqu’une aide financière est effectuée de la part du gouvernement. Pourtant dernièrement, on dirait qu’on se dirige vers la fin de ce régime de soutien généralisé.

En effet, l’État va établir une cartographie des revenus des citoyens. Ce sera pour déterminer ceux qui ont vraiment besoin d’aides pour obtenir les subventions étatiques en Algérie. C’est d’après le Directeur général (DG) de la modernisation et des documents d’archives au ministère de l’Intérieur. Il s’agit de Mahfoudi Redouane, rapporte Algérie 360. Découvrez les contours de la question, ce 29 juin 2021. 

Le responsable explique qu’étudier les revenus de chaque citoyen permettra au ministère de l’Intérieur de diriger les subventions. On peut parler, dans ce cas, d’une politique d’aide ciblée. Ce qui fait que si cette démarche se réalise, « la facture des subventions sociales baisserait de 50 % ».

Toujours selon lui, on peut alors s’attendre à une augmentation des prix des produits subventionnés. N’oublions pas le fait que la question de la révision des subventions de l’État a été abordée dernièrement. Cela dans une déclaration du président de la République.

C’était dans l’interview accordée à l’hebdomadaire français Le Point. Le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane s’est également prononcé là-dessus. À présent, la question est mise en avant pour que les plus riches ne soient plus concernés par les subventions des produits de première nécessité.

Que va-t-il changer après l’application de cette démarche ? 

Les citoyens vont être classés en plusieurs catégories. Ceux de la catégorie à faible revenu obtiendront une aide directe de l’État. Le but consistera à équilibrer cette marge d’augmentation des produits de première nécessité.

Par la même occasion, chaque citoyen devrait apprendre à consommer modérément. C’est afin de limiter le gaspillage. Celui-ci porte préjudice à l’économie nationale, note la même source. 

N’omettons pas le fait qu’on a rien encore décidé d’officiel. Pas avant l’installation d’une Assemblée populaire nationale. Et qu’une assemblée locale conjointe soit fixée.

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