Algérie : vers la fermeture du journal Liberté par Issad Rebrab ? Le SNJ s’exprime

Algérie – Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a dénoncé une fermeture « injuste et injustifiée » du journal francophone Liberté, appelant Issad Rebrab, son propriétaire, à revoir de toute urgence cette décision. Les lignes qui suivent de notre édition du mardi 5 avril 2022 vous dévoilent tous les détails relatifs à ce sujet. 

C’est un véritable coup de tonnerre dans le paysage médiatique, qui va perdre l’un de ses fleurons, après plus de trente (30) ans d’existence. Créé en 1992, l’un des piliers de la presse algérienne se dirige vers sa dernière édition. Il risque de baisser définitivement le rideau. Cela à compter de demain, selon ses pensionnaires. Une décision inopinée fustigée par le SNJ d’Algérie, qui plaide avec la plus grande insistance contre cette fermeture du journal Liberté

Cette mesure de suspension définitive du quotidien francophone a été prise par son principal actionnaire. Soit le propriétaire et fondateur du Groupe Cevital, premier conglomérat privé en Algérie. C’est ce qu’a souligné le collectif du média en question. C’est à la faveur d’un communiqué que ses membres, constitués de rédacteurs, journalistes et salariés, ont alors souhaité exprimer leur stupeur et incompréhension. 

« Nous avons appris avec stupéfaction que l’actionnaire majoritaire de la SAEC-Liberté, société éditrice du quotidien Liberté, M. Issad Rebrab, a pris la décision de fermer le journal ». Il s’agit là en effet de ce qu’a indiqué le collectif du journal. Et d’ajouter : « Cette décision inattendue intervient au moment où le journal a engagé un train de mesures. Elles visent à redresser la situation économique de l’entreprise ».

Le SNJ tente de dissuader Rebrab de mettre un terme à l’activité du journal Liberté

Même son de cloche du côté du Syndicat national des journalistes (SNJ). Ce dernier a lancé un appel pour la survie du quotidien. Cela tout en dénonçant la décision de son actionnaire majoritaire, Issad Rebrab.

« Celle de mettre fin, froidement, brutalement et sans état d’âme à ce pilier de la presse algérienne. Et du combat pour le triomphe des valeurs démocratiques et républicaines, un des remparts contre l’obscurantisme depuis trois décennies ». C’est ce qu’a déclaré la susdite organisation syndicale via un communiqué. Il a été repris par le site d’information DIA Algérie.

Les signataires de la missive jugent ainsi la décision de fermer le média Liberté « extrêmement injuste et désastreuse ». « Cela au plan médiatique. Mais surtout aux conséquences sociales dramatiques pour des dizaines de travailleurs en général et des journalistes en particulier », ont-ils en outre fustigé. 

Le Syndicat national des journalistes algériens (SNJ) s’est par ailleurs interrogé sur les véritables motivations de l’interruption catégorique du quotidien francophone. Une résolution qu’il dit donc condamner fermement.

Pour clore sa plaidoirie, l’organisation syndiquant les acteurs du secteur des médias a appelé l’homme d’affaires, Issad Rebrab à « ne pas accomplir l’acte fatal ». Elle l’a exhorté notamment à « revenir à la raison pour le plus grand bien de tous ».

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