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Algérie : Tebboune promet d’abroger l’article 51 sur les binationaux

Algérie – La président Tebboune a promis d’abroger l’article 51 sur les binationaux, permettant ainsi à tous les algériens d’accéder aux fonctions à hautes responsabilités au sein de l’État.

Dans son premier entretien avec un journal étranger à savoir lequotidien français Le Figaro, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a abordé plusieurs sujets relatifs à l’actualité algérienne, en évoquant notamment sa position vis-à-vis de la communauté et la diaspora algérienne vivant à l’étranger.

À cet égard, Tebboune a promis d’abroger l’article 63 (anciennement article 51) de la Constitution sur les binationaux dans son nouveau texte de loi. Cette mesure, rappelons le, interdit aux ressortissants algériens détenteurs de la double nationalité (binationaux), d’accéder à de hautes fonctions au sein de l’État Algérien.

« L’immigration d’origine algérienne à l’étranger a toute sa place ici, et nous œuvrons pour qu’il n’y ait plus de séparation entre les citoyens émigrés et ceux qui sont restés au pays. Ils ont les mêmes droits et possibilités », a confié Abdelmadjid Tebboune au Figaro.

Adoptée en 2016 par le gouvernement de l’ex-président déchu Abdelaziz Bouteflika, la mesure stipulait que 15 postes politiques et sécuritaires exigeaient la détention exclusive seule nationalité algérienne. Voici donc les 15 fonctions qui ne seront plus « interdites » aux binationaux avec la nouvelle Constitution initiée par Tebboune :

  • Président du Conseil de la Nation,
  • Président de l’APN (Assemblée Populaire Nationale),
  • Président du Conseil constitutionnel,
  • Premier ministre,
  • Membres du gouvernement (touts les postes de ministres),
  • Secrétaire général du gouvernement,
  • Premier président de la Cour suprême,
  • Président du Conseil d’État,
  • Gouverneur de la Banque d’Algérie (Banque Centrale),
  • Responsables des organes de sécurité,
  • Président de la Haute Instance Indépendante de Surveillance des Élections,
  • Chef d’état-major de l’ANP,
  • Commandants des forces armées, les commandants des régions militaires, et « toute autre responsabilité militaire définie par voie réglementaire ».

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