Algérie : Des taxes sur les voitures de luxe seulement ? La Douane répond

Algérie – Le Directeur Général des Douanes a fait le point concernant la récente annonce relative aux taxes et droits de douane imposées sur les véhicules neufs. « Ces mesures visent principalement les voitures de luxe ».

Lors d’une session de débat sur le P-LFC 2020; conclue ce 20 mai, auprès des membres de la Commission des Finances et du Budget de l’APN, présidée par Tarek Tridi, président du Comité; le DG des Douanes, Noureddine Khaldi s’est prononcé à propos des taxes et des droits de douane imposés aux véhicules neufs importés; soulignant qu’« ils s’appliqueront essentiellement aux véhicules de luxe ». 

De part le mot « luxe », le responsable des douanes faisait référence aux cylindres dont le volume oscille au-delà des 2.000 cm3. « Les voitures concernées seront déterminées en fonction de la capacité du cylindre »; a-t-il déclaré, rapporte l’agence officielle APS.

Il a également fait savoir que cette décision était logique; vu la conjoncture économique actuelle que traverse le pays, nécessitant d’importantes ressources financières en urgence, afin de dépasser la double crise sanitaire et économique.

Les députés émettent des réserves

D’autre part, durant la même séance, certains députés ont exprimé leur crainte; quant aux phénomènes qui pourraient accompagner la mesure proposée dans le cadre du Projet de Loi de Finance Complémentaire 2020; visant à autoriser l’importation de matériels et d’équipements d’occasion et rénovés.

Ces membres ont estimé que cela ouvrirait à la fois, la voie à la contrebande et à la fuite des devises, ainsi qu’aux transactions suspectes. De son côté, Khaldi a tenu à expliquer que l’objectif recherché à travers cette mesure; est notamment de réduire la facture des importations de certains produits nécessaires, au vu de la rareté du produit national dans ce domaine.

Maintien de l’importation des voitures d’occasion et retour des véhicules neufs

Alors que le marché automobile national connaît une crise sans précédent; depuis l’arrêt brutal de l’activité des usines de montages automobiles, suite aux affaires douteuses impliquant leurs propriétaires; la LF 2020 avait mis en vigueur, rappelons-le, la ré-autorisation de l’importation des voitures d’occasion de moins de 3 ans; dans le but d’atténuer la rareté des véhicules sur le marché automobile algérien. 

Cela dit, la ré-autorisation citée ici-haut, représente une solution temporaire; le temps de trouver et de mettre en place d’autres alternatives plus adéquates; dont de véritables usines d’industrie automobile. Néanmoins, les deux catégories de véhicules ré-autorisés à être importés, neufs ou d’occasion; risquent de coûter plus cher que ce que ça vaut réellement.

Par ailleurs, ceci fait le bonheur des concessionnaires; qui sont exonérés de la limitation de quotas. « Le gouvernement a mis un terme à la décision de quotas mise en place auparavant. Dorénavant, les concessionnaires n’auront plus de plafond d’importation. Chaque concessionnaire importera selon ses propres moyens financiers »; a révélé le 18 mai dernier, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya.

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