Algérie : Taxes et droits de Douane sur les voitures neuves.. Les députés réagissent

Algérie – Les membres de la Commission des finances et du Budget de l’Assemblée nationale (APN) disent « non ». Cette objection est émise en destination des taxes et droits de Douane prévus par la LFC 2020 concernant les voitures neuves importées en Algérie. Les parlementaires défendent leur réduction.

Mardi matin, la Commission des finances et du Budget de l’APN se réunira de toute urgence pour discuter des propositions d’amendement. Ces dernières ont comme objet la Loi de finances complémentaire pour l’année en cours. Les débats concerneront entre autres les taxes et droits de Douane sur les voitures neuves importées en Algérie. C’est ce que rapporte le quotidien algérien Echorouk ce 22 mai.

Parmi les propositions d’amendement les plus importantes approuvées par les membres de la Commission, on trouve celle liée à la révision de l’article 19 de la LFC 2020. Les taxes pour les voitures neuves importées s’élèvent à 200 millions de centimes, selon le type de voitures et la taille du cylindre. Les députés ont confirmé leur rejet de cet article. La raison est que ces impôts, du fait qu’ils sont trop élevées, doubleraient les prix des voitures.

L’accès du citoyen algérien à la voiture neuve importée de l’étranger est une question cruciale. Son degré d’importance est perceptible par les vives discussions caractérisant le sujet actuellement. Une partie de l’opinion publique bouillonne. Des pans entiers de la population porte un intérêt majeur à cette affaire.  Rappelons que le directeur général des Douanes, Noureddine Khaldi; s’est tenu ce 20 mai devant la Commission. Lesdites taxes « s’appliqueront essentiellement aux voitures et véhicules de luxe »; a-t-il tenté de rassurer.

Importation de voitures neuves en Algérie : Les députés « insensibles » aux assurances des responsables

« Les voitures concernées seront déterminées en fonction de la capacité du cylindre »; a expliqué le DG toujours en guise d’assurance. On parle dans ce sens de cylindre dépassant les 2.000 centimètres cubes (cm3). Cependant, Khaldi n’a visiblement pas réussi son coup. Les députés demeurent « hostiles » à ces taxes qu’ils décrivent comme « onéreuses ».

Les taxes dont est sujette une essence moins de 800 cm3 sont extrêmement élevées. Leur montant est inclus entre dix (10) millions et deux-cent (200) millions de centimes. Pour les députés de la Commission, de tels chiffres sont inconcevables. Beaucoup d’Algériens n’auront pas droit à prétendre à l’acquisition de la voiture neuve importée. Les prix exorbitants se dresseront entre eux et l’engin convoité.  

Il convient de rappeler les multiples voix partageant l’avis des parlementaires. Citant par exemple Youcef Nebbache. Ce dernier se désole également par rapport aux redevances « exagérées » et imposées aux véhicules touristiques neufs importés en Algérie. Il a révélé sa position en tant que président de l’Association des concessionnaires automobiles multimarques (ACAM); estimant que le retour de l’importation des voitures neuves sans quotas, n’est que « justice rendue » en faveur des concessionnaires

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