Algérie : le taux d’assurance habitation ne dépasse pas les 6%

Immobilier – Le président-directeur général de la Société nationale d’assurance (SAA), Nacer Sais en l’occurrence, décrit le taux de garantie dommages aux biens liés à l’habitation en Algérie comme étant « déficient ». Découvrez davantage de détails sur ses déclarations dans les lignes qui suivent. 

La présence des assureurs au sein du territoire algérien commence à prendre de l’ampleur. Cela compte tenu du potentiel que représente ce marché aussi bien pour les compagnies que pour l’économie nationale. Si l’assurance automobile continue largement de dominer, celle liée à l’habitation demeure, en revanche, la moins vendue en Algérie, avec un taux inférieur à 10 %. 

C’est du moins ce dont a fait état le PDG de la SAA. Nacer Sais s’est exprimé, dans une déclaration à la presse, en marge du lancement d’une nouvelle agence commerciale à Bouinan, dans l’Est de Blida. Cette information que nous reprenons pour vous, ce vendredi 15 octobre 2021, paraît dans l’édition du jeudi du quotidien généraliste Ennahar. « l’assurance habitation en Algérie ne dépasse pas les 6 % ». 

Il s’agit là en effet de ce qu’a déclaré le même responsable. Ce dernier a précisé, dans le même volet, que le prix de l’assurance habitation reste symbolique. Il oscillent, faut-il le rappeler, entre 3000 et 4000 dinars. Cependant et si l’on se fie à ses données, un grand nombre de citoyens préfèrent encore ne pas assurer leurs logements. Ils sont également nombreux à ne pas être couverts par la garantie des catastrophes naturelles. 

Faible taux de pénétration de l’assurance habitation en Algérie : Sais dévoile les raisons 

En dépit des efforts du gouvernement pour promouvoir l’assurance et réguler le secteur immobilier, la garantie contre les effets des catastrophes naturelles stagne. « Elle équivaut à un taux de 10 % seulement ». C’est en outre ce dont a fait savoir le PDG de la Société nationale d’assurances (SAA). Il a expliqué ce non-déploiement par la présence de plusieurs facteurs de freinage. 

D’abord, le Trésor public. Nacer Sais impute la responsabilité à l’organisme financier étatique suscité qui, de son avis, ne joue pas son rôle. Celui qui lui est assigné par le ministère des Finances. À savoir l’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles. L’absence de la concurrence des compagnies d’assurances, qui s’exacerbe dans le pays, joue, selon lui, également sur le dynamisme du secteur. 

Il regrette que les partenaires ne mènent pas assez d’actions de sensibilisation. Ni de campagne de communication non plus. Elles sont, a-t-il souligné, le meilleur moyen permettant au citoyen de se familiariser avec les principes fondamentaux de l’assurance habitation. « Le déploiement de cette dernière accompagnera la croissance économique de l’Algérie ». Il est encore question de ce qu’a affirmé Nacer Sais, PDG de la SAA

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