« L’avenir du syndicalisme en Algérie dépend du Hirak », selon Nacer Djabi

Algérie – Dans une étude retraçant l’évolution historique du syndicalisme en Algérie, Nacer Djabi a révélé que le renforcement de ce dernier est conditionné par la réussite du Hirak.

En effet, à travers une étude exhaustive retraçant l’évolution du syndicalisme en Algérie depuis la période coloniale jusqu’à la consécration de la première expérience pluraliste syndicale algérienne, le sociologue algérien Nacer Djabi a expliqué que le renforcement du syndicalisme en Algérie est conditionné par la réussite du mouvement de protestation populaire pacifique.

Selon Djabi l’environnement politique et sociétal actuel en Algérie est favorable à l’évolution de la cause syndicaliste, notamment sur la question des droits des travailleurs, a rapporté le quotidien El Watan dans son édition du 9 février.

Dans ce sens, le sociologue a estimé que le Hirak offrait une occasion inédite aux travailleurs algériens de sortir de la précarité qui caractérise leur condition ainsi que celle du marché du travail dans le pays plus généralement.

Le Hirak et le syndicalisme, même combat ?

« L’avenir du champ syndical et du pays dans son ensemble dépendent aujourd’hui de la réussite du Hirak. », a déclaré Nacer Djabi lors de la présentation de son étude au siège de la fondation Friedrich Ebert à Alger.

Selon l’étude réalisée en collaboration avec Fadila Akkache, Hocine Zobiri et Samir Larabi, Nacer Djabi a révélé que l’Algérie comptait « plus de 65 syndicats professionnels autonomes » œuvrant dans divers secteurs publics et privés.

Ce pluralisme syndical est certes, reconnu sur le terrain, mais il reste cependant ostracisé par l’État qui a toujours « imposé l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) comme unique représentant des travailleurs lors des rencontres tripartites », s’est-il indigné même si il a exprimé son optimisme quant à l’évolution de la cause du syndicalisme en Algérie.

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