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Algérie : Samir Chaabna s’explique sur son refus de renoncer à la nationalité française

Algérie – La nomination du député Samir Chaabna, en juin dernier, au poste de ministre délégué auprès du Premier ministre en Algérie chargé de la Communauté nationale à l’étranger, a été extrêmement courte en raison de son refus de céder à l’exigence de la Loi n 17-01 de 10 janvier 2017, de ne disposer que de la nationalité algérienne, et renoncer ainsi à sa nationalité française, pour prétendre aux hautes fonctions de l’État. L’ancien animateur télé explique ce choix qui déplait à beaucoup.   

Le représentant de la communauté nationale pour la circonscription de Marseille en France, Samir Chaabna, a fourni des justifications par rapport au choix qu’il avait fait de garder sa nationalité française aux dépens de sa nomination, en Algérie, au poste de ministre délégué en charge de la communauté nationale à l’étranger. Les propos du député ont été prononcés ; lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision El Hayat ; et diffusée le 14 septembre.

Samir Chaabna a alors indiqué qu’avoir la double nationalité n’est pas un crime ; condamné par la législation. À cet argument « légaliste », vient s’ajouter un autre « utilitariste » ; selon lequel le passeport français aurait beaucoup servi l’ex-animateur vedette de l’ENTV ; en facilitant ses voyages dans les différents pays du monde ; où il partait voir les membres de la diaspora.

Le parlementaire a tenu également à préciser que l’obtention de sa nationalité française date d’il y a 27 ans. Elle lui a été un atout de plus, selon lui, dans sa carrière ; qu’il a qualifié de consacrée au rapprochement de la diaspora de son pays d’origine. 

Neuf (9) mois sont nécessaires pour renoncer à la nationalité française, signale Chaabna     

La double nationalité lui a été, d’après ses propres mots, d’une aide précieuse ; dans son parcours professionnel dédié, a-t-il insisté, à la communauté nationale ; établie à l’extérieur du pays. L’orateur a souligné, en outre, que « les procédures judiciaires en France sont lentes et lourdes ; quand il s’agit de renoncer à la nationalité de ce pays ». 

D’après le député, « le sujet est soumis, pendant plusieurs jours ; à un interrogatoire approfondi. La procédure est longue ; et prend près de neuf mois. Je serai appelé à expliquer les raisons ; m’ayant poussé à renoncer à la nationalité française ». 

« De ce fait, je ne voulais pas faire les va-et-vient en étant ministre ; pour expliquer, au tribunal de Marseille ; les raisons et motifs de ma renonciation » ; a conclut là-dessus Samir Chaabna.

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