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vendredi, 12 avril 2024
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Algérie : Voici le salaire moyen des algériens en 2020

Publié le

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Algérie – Avec un salaire moyen de 41.000 DA, jugé insuffisant pour vivre dignement en Algérie le pouvoir d’achat des algériens marque un net recul en 2020.

Selon les derniers chiffres rendus publics par l’Office Nationale des Statistiques (ONS), le salaire mensuel moyen devrait tourner autour de 41.000 DA en 2020, soit 205 € si l’on se référé au taux de change de l’Euro sur le marché noir algérien. Un revenu jugé insuffisant pour une famille algérienne moyenne dont ses 4 enfants sont scolarisés.

Entre habillements, affaires scolaires, cours particuliers, en plus des frais d’alimentation et des factures, il faut au moins une bourse de 100.000 DA (≥ 500 €), sans inclure les loisirs et les dépenses supplémentaires, rapporte le quotidien El Watan

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Les plus démunis dont le salaire ne dépasserait pas les 25.000 DA ou 18.000 DA vivent quant à eux, en dessous du seuil de pauvreté puisqu’ils doivent payer un loyer annuel qui peut atteindre les 200.000 DA. Une situation qui ne leur permet pas de vivre dignement en Algérie.

Le président Abdelmadjid Tebboune a d’ailleurs annoncé la suppression de l’IRG sur les salaires de moins de 30.000 DA entraînant par cette décision, la suppression des impôts calculés de 0 à 20% (qui concernent les salaires inférieurs à 30.000 DA). Cette mesure reste tout de même insuffisante pour rehausser le pouvoir d’achat des algériens, précise le journal. 

L’exonération de l’IRG arrangera-t-elle la situation ?

L’absence d’études sérieuses sur la question de l’exonération fiscale pour les salaires inférieurs à 30.000 DA risque d’apporter davantage de déséquilibres financiers au pays, estime l’économiste Kouider Boutaleb cité par El Watan.

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Afin d’arriver à rehausser la politique des salaires qui est très complexe, un parallèle entre la productivité, l’augmentation salariale, et la création d’emplois devrait être établi, poursuit le professeur universitaire.

Kouider Boutaled a en outre expliqué que malgré la légère revalorisation du SNMG (Salaire national minimum garanti en Algérie) effectuée en 2015, passant de 12.000 DA à 18.000 DA entraînant avec lui une hausse des bas salaires estimée à 5 %, les salaires des Algériens n’ont pas connu de véritable reconsidération depuis 2012.

De son côté, l’expert en économie Abderrahmane Toumi a expliqué dans un entretien accordé au média arabophone El Bilad, que la suppression de l’IRG pour les contribuables algériens (≤ 30.000), n’est pas synonyme de hausse du pouvoir d’achat. Il précise, dans ce sens; que les algériens qui touchent un salaire inférieur à 50.000 dinars vivent toujours en dessous du seuil de pauvreté.

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