Algérie : Les révélations de Saïd Bouteflika sur son frère, Abdelaziz

Algérie – Le frère et ex-conseiller de l’ancien président, Saïd Bouteflika, vient de faire des révélations surprenantes sur son frère Abdelaziz. 

En effet, alors que l’ancien président de l’Algérie, Abdelaziz Bouteflika, a déjà été mis en cause par les anciens membres de son gouvernement, dans l’affaire Sonatrach 2 et l’annulation du mandat d’arrêt international de Chakib Khelil, le quotidien arabophone, El Khabar, qui mentionne Saïd Bouteflika, vient de faire des révélations surprenantes sur le déroulement de l’enquête. 

El Khabar a donc rapporté, selon des sources que le quotidien juge très fiable, que le frère de l’ancien président, Saïd Bouteflika, avait avoué aux enquêteurs de l’affaire Chakib Khelil, que l’ordre d’annulation des mandats d’arrêt contre la famille Khelil avait été donné par son frère, Abdelaziz Bouteflika. 

« C’est lui qui m’a demandé, en ma qualité de conseiller, de suivre cette affaire. Et de le tenir informé sur l’évolution du dossier concernant l’annulation du mandat d’arrêt international ». C’est ce qu’aurait déclaré Saïd Bouteflika. Cela, lors de son interrogatoire préliminaire, selon les informations du fournis par El Khabar

Saïd Bouteflika aurait chargé l’ancien ministre de la Justice de cette affaire 

Toujours selon les informations du quotidien arabophone, Saïd Bouteflika avait donc chargé, Tayeb Louh, ancien ministre de la Justice, de l’exécution de cette tâche. L’ancien garde des Sceaux a alors pris en main l’annulation des poursuites judiciaires contre Chakib Khelil et sa famille. 

Ce serait finalement, l’ancien inspecteur général du ministère de la Justice qui aurait hérité de l’affaire. Cet inspecteur avait également reçu l’ordre de collaborer avec le juge d’instruction et le procureur de la République. Il s’agissait de ceux du tribunal de Sidi M’hamed. Le but consistait à annuler les mandats d’arrêt émis à l’encontre de la famille Khelil. 

El Khabar précise également que Tayeb Louh avait reçu son inspecteur général, en fin 2017. Lors de cette rencontre, l’ex-ministre lui avait demandé de s’occuper de l’annulation des poursuites contre Chakib Khelil. Cela, « sous prétexte qu’ils ne sont pas conformes à la loi », rédige le journal de langue arabe. Pour argumenter ce motif, on avait expliqué que les principaux intéressés n’avaient pas été convoqués avant le lancement des mandats. 

Pour rappel, Chakib Khelil et l’intégralité de sa famille ont pu revenir en Algérie. Le retour a eu lieu après l’annulation de leurs mandats d’arrêt. C’était entre le mois d’avril et septembre 2018. L’ancien ministre de l’Énergie est à présent toujours en cavale, aux États-Unis. Son absence du pays dure depuis 2019. Reste à savoir si l’ancien président, Bouteflika, sera inquiété par les déclarations de son petit frère ou pas. Ce sera à la justice algérienne d’en décider. 

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