Algérie : restriction sur les importations pour préserver les réserves de change en devises

Devise – En vue de préserver les réserves de change en Algérie et remédier au déficit de la balance commerciale, le gouvernement prend une nouvelle mesure interdisant les importations de produits classés sous la position tarifaire « Autres ». On vous expose plus de détails, dans cette édition du 9 octobre 2021. 

Dans une optique visant à minimiser la baisse de ses réserves de change et l’aggravation du déficit de la balance commerciale, l’Algérie rallonge ses mesures afin de réduire la facture liée aux importations. Après la suspension de la domiciliation bancaire pour plusieurs produits alimentaires et industriels, le gouvernement prend une nouvelle décision dans ce sens.

C’est dans le but de réduire l’écart import/export. Et sauvegarder les réserves nationales en devise. En effet, jeudi dernier, le gouvernement a décidé d’arrêter toutes les opérations d’importation placées dans la catégorie « Autres ». C’est d’après une note de l’Association des banques et des établissements financiers (Abef).

L’Abef a fourni un document pour chaque directeur de banque et établissement financier. Dans ce texte, on précise que la décision a été prise par le Premier ministre. C’était après une proposition du ministre du Commerce. Alors, l’organisation invite ses adhérents à veiller à la stricte application de cette nouvelle mesure.   

Les producteurs locaux s’adresseront aux importateurs spécialistes de la revente en l’état

Selon le document rédigé par l’Abef, le gouvernement prend cette modification au titre de l’encadrement et de la rationalisation des importations. En revanche, elle ne s’applique pas aux sociétés importatrices de médicaments. Et de matériel médical.

Elle ne concerne pas aussi les sociétés, les entreprises et les offices publics important des produits qu’ils revendent en l’état. Par conséquent, les entreprises productrices ne peuvent plus importer la matière qu’elles transforment. À la place, elles doivent s’adresser aux importateurs qui revendent les produits tels que ramenés de l’étranger.

L’Algérie veut réduire la facture d’importation sous la barre de 30 milliards de dollars

Le gouvernement algérien réduit en effet les importations de nombreux produits. C’est donc dans l’intention de baisser la facture annuelle des importations. L’objectif consiste à les ramener sous la barre des 30 milliards de dollars au cours de cette année 2021.

Tout ça pour ménager nos réserves de change en devise forte. Dans le même contexte, l’État prévoit une augmentation liée aux exportations en 2021. Effectivement, la hausse de l’exportation de produits hors hydrocarbures a été noté.

Leur valeur est estimée entre 4,5 et 5 milliards de dollars. Et pour les hydrocarbures, elle est à 31 milliards de dollars. Ainsi, l’Algérie enregistre un léger progrès par rapport à l’année 2020 qui a connu un chiffre de 20 milliards de dollars.    

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