Économie

L’Algérie devra puiser dans ses réserves de change pour éviter la crise

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Algérie – À court terme, les réserves de change serviront de refuge à l’Algérie et représenteront un secours immédiat dont elle ne peut s’en passer, surtout en ces moments de crise.

L’économie algérienne structurellement dépendante des hydrocarbures, est de ce fait l’une des économies les plus sensibles aux fluctuations du marché pétrolier, affirme le professeur et analyste en économie, Mohamed Cherif Belmihoub, dans un entretien accordé au quotidien national El Watan. Le prix actuel de 32$ le baril de pétrole, met ainsi en péril l’équilibre budgétaire, montée avec un prix de référence de 50$, par la Loi de Finances 2020.

Les choses ne sont pas prêtes de s’arranger, car selon les prévisions, datant du mois en cours, de l’Agence Internationale de l’Energie, AIE, citées par Belmihoub, les cours de brut sont susceptibles de baisser jusqu’à atteindre le coût de production du pétrole de schiste, c’est-à-dire 23$ le baril.

La structure des dépenses publiques sera donc obligatoirement révisée en entier, puisque directement impactée par la chute des prix de pétrole, et par le recul significatif de l’activité économique mondiale, d’après les propos du professeur.

En dehors des réserves de change, point de salut

L’Algérie, démunie en matière de ressources publiques, et en celles du marché financier, en s’accordant à la vision de l’analyste, se retrouve à présent face à la crise avec une marge de manœuvre dangereusement restreinte. Les réserves de change sont encore en mesure de garantir la poursuite de l’approvisionnement des marchés, de permettre aux employés de continuer à percevoir leurs salaires et d’assurer l’importation de tout ce dont a besoin le citoyen, explique Belmihoub.                                            

Cependant l’orateur n’aborde pas là les réserves de change, en tant que ressources budgétaires, puisqu’en tant que telles nous les avons intégralement épuisées. Par contre, la contrepartie des devises converties en dinar subsiste, et est en effet capable de payer nos importations.

Rappelons par ailleurs les récentes mises en garde par nombre de spécialistes, mettant en avant le délabrement accéléré des réserves de change, à qui ils prédisent un épuisement total pour l’année prochaine, signifiant ainsi que le recours à elles n’est possible que pendant un temps limité, en attendant le lancement de politique de réformes économiques structurelles.

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