Économie

Algérie : Les réserves de change seront vides d’ici 2021 !

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Algérie – Les derniers données officielles relatives aux chiffres des réserves de change de l’Algérie, sont pour beaucoup, source de profonde inquiétude parfaitement justifiée quant à l’avenir de l’économie nationale.

En contradiction avec ceux de 2018 qui avaient prévu 76,2 de milliards de dollars pour l’année 2020, les derniers chiffres officiels, cités par le site d’informations arabophone Sabq Press, indiquent que les réserves de change nationales de dollar sont passés, au cours de la semaine dernière, sous la barre des 60 milliards.

De ce fait, alors que 2020 n’est pas prêt de s’achever, les dix prochains mois risquent trop d’être difficiles pour l’Algérie sur le plan économique. Surtout avec la présence de facteurs aggravants, tels que l’impact néfaste de la pandémie du Coronavirus sur les cours du brut, et la guerre des prix entre l’Arabie Saoudite et la Russie, qui fait rage au sein du marché pétrolier.  

Les exportations de l’Algérie, limitées aux hydrocarbures, représentent, à un prix moyen de 50 dollars, 33 milliards de dollars par an.  Alors que ses importations annuelles sont estimées à 45 milliards de dollars. Cet écart entre les importations et les exportations, engendre un déficit de la balance commerciale d’au moins 12 milliards de dollars.

Le déficit en question devrait se creuser davantage avec l’état actuel du marché pétrolier. Par conséquent, il est inévitable que le gouvernement, dans le but de combler l’écart à l’origine du déficit, aille piocher dans les réserves de change qui s’amaigriront automatiquement, suivant un processus de délabrement de plus en plus accéléré, par l’effondrement des cours du brut. Par conséquent ces réserves ne tiendront pas jusqu’à l’année prochaine.

A présent, les décideurs algériens, qui, selon le même média, se vantaient publiquement en prétendant avoir toujours réussi le maintien de nos réserves de change à des niveaux acceptables, auront le plus grand mal à restreindre leur recours à elles, pour financer les divers déficits, accentués par la crise qui continue de sévir, renforçant ainsi la marche des réserves vers l’épuisement. 

137$ milliards se sont évaporés en 6 ans !

En 2013, le montant des réserves de change s’élevait à 194 milliards de dollars. Six ans plus tard, en 2019, le montant, après des régressions successives s’ensuivant au fil des années, atteint le chiffre de 72,6 milliards. Une somme de 137 milliards de dollars s’est donc évaporée en l’espace de 6 ans. C’est l’un des épisodes les plus sombres du règne du président déchu, Abdelaziz Bouteflika. 

Le recul des réserves de change a poursuit sa trajectoire inquiétante dès le début de l’année 2020, avec l’annonce du gouverneur de la banque d’Algérie, Aïmen Benabderrahmane, qui, le 3 Février via l’Agence de presse APS, a informé l’opinion publique que nous étions à 62 milliards de réserves. Ajoutons dans le même sillage, que l’ex-ministre des finances Mohamed Loukal, a donné un chiffre de 51,6 milliards, comme prévision du montant qu’atteindront les réserves à la fin de décembre prochain.

Il est utile de rappeler que les niveaux des prix du pétrole de plus en plus inférieurs, complexifient la situation des réserves de change nationales en dollar exclusivement alimentées par les revenus des hydrocarbures, qui ne seront même pas en mesure cette année-là de garantir l’importation de tout ce dont a besoin le citoyen algérien.

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6 Commentaires

  1. L’Algérie se lance contre un mur à moins que le gouvernement actuel prenne ses responsabilités et fasse passer de force des décisions lourdes qui lui mettront sur le dos d’une part les rentiers du système qui compte bien aspirer tout jusqu’à la dernière goutte, d’autre part le peuple qui ne veut pas quitter son rôle de victime assistée non tenu selon lui de participer à quoi que ce soit.
    Si j’étais décideur la première chose à faire est de bannir de la liste des importations tout produit non vital, dont les bananes kiwis et autres produits alimentaires, les smartphones au dessus de 10000 DZD, etc. Bref il faut établir la liste des choses qui causent une hémorragie dans les caisses de devises de l’Algérie. Les décideurs auront sur le dos le peuple souffrant d’addiction à la banane, et les barons de la banane et autres qui sont prêt à plus ou moins tout pour préserver leurs intérêts.
    La deuxième chose à faire c’est de contrôle la nourriture des algériens. Il faut qu’entre le cultivateur et le consommateur il n’y ait qu’un seule étape contrôlée par l’état. Il est inconcevable que le cultivateur vende un produit à 20 DZD le Kg pour que le citoyen l’achète à 80 DZD. Il faut neutraliser les réseaux des intermédiaires qui prennent la différence en compromettant la sécurité alimentaire du pays.
    Par ailleurs il faut encourager les cultivateurs à travailler. S’ils ont besoin d’énergie, de forage, de graines ou d’engrais, c’est à l’état de leur fournir tout ça et … livraison à domicile.
    Sans oublier le problème de main d’oeuvre. Si les jeunes algériens ne veulent pas travailler la terre, on ramènera les tunisiens, marocains et africains. Il n’y a pas de temps pour les faux sentiments.
    Et enfin il faut laisser travailler des gens comme Rebrab qui promet 15 milliards d’USD par année à travers un seul projet, à savoir celui d’Evcon. On n’a pas le droit de priver l’Algérie de cette opportunité. On s’en fout que Rebrab soit un saint ou pas, l’essentiel c’est que lui et d’autres comme Mehri, Les Benhammadi, les Benamor etc peuvent aider l’Algérie à évite de rentrer dans le mur de 2021.

  2. A mon sens, la seule industrie mécanique que l’Algérie doit lancer, ce n’est pas celle des “bagnoles”, mais bien les engins qui servent dans l’agriculture et les travaux publics.
    Le jour où je verrai une moissonneuse-batteuse algérienne produite avec 60% de taux d’intégration, je serai fier.
    Le Norvège ne produit pas d’automobiles. Mais il sait construite des plate-formes d’exploitation de pétrole en pleine mer du nord à zéro degré et des vagues de 20 mètres toute l’année, que même les USA ne savent pas faire.

  3. Ramener le change officiel à 25 pour 1 euro pour SAUVER les meubles. LES TRAÎTRES DU PAYS QUI ONT VOLÉ TOUTES LES RICHESSES DU PAYS SONT TOUJOURS LA. IL FAUT LES DÉPOSSÉDER DE tous leurs biens MAL ACQUIS et LES pendre SUR la place publique. VIVE L ALGÉRIE ET VIVE LA JUSTICE ALGÉRIENNE INDÉPENDANTE ET SOUVERAINE

  4. Le régime de bouteflika et c est ministres cadre de état ont dilapider plus 176 milliard de dollars en 6 ans comment ont ils faient ce nouveau régime de tebboune devrait traduire en justice abdelaziz bouteflika pour répondre à c est dilapidations de c est 176 milliards de dollars en 6 ans ou et passé argent premier responsable et comptable du pays comme c est ancien ministre de l’économie du budget éclaircir la vérité tebboune est aussi responsable il a fait partie du régime bouteflika avec les 60 milliards qui reste Algérie ne vas pas tenir plus 1 ans avec la crise du coronavirus qui affecte le monde économie et le pétrole ou les prix ont dégringolé ou Algérie ne possède aucun autre revenu que celle de la vente du pétrole qui ne ramène plus des milliards comme avant une crise social et sanitaire en Algérie vire à la catastrophe quand ont sais que les hôpitaux publics d Algérie sont dans un état général de salubrité de manque de moyens de lit de médicaments le coronavirus vas mettre Algérie à genoux

  5. Plus d’argent? Pourtant l’état vient de reverser 500 millions au polisario, personne ne parle du gouffre qu on appelle polisario dommage continuez à faire les autruches

  6. Si vous avez accepté LA responsabilité DU PAYS demerdez VOUS POUR renflouer LES caisses de l’état.

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