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vendredi, 23 février 2024
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Algérie : Réserves de change, marché noir, planche à billets.. Les précisions de Smaïl Lalmas

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Algérie – L’expert en économie et en finances, Smaïl Lalmas, a décortiqué les options de riposte de l’Algérie face à la crise sanitaire en vue d’élaborer un plan de sauvetage et de redémarrage de notre machine économique; dans un entretien à El Watan paru le 26 avril dernier.

Dans ce contexte où les réserves de change ne sont en mesure que de couvrir les importations; et non pas le financement du démarrage post-pandémique de l’économie nationale, Lalmas a dénigré le recours à la facilité, tout en mettant l’accent sur l’importance de trouver de nouvelles alternatives financières. « Innover dans la recherche de sources de financement devient une priorité pour l’Etat »; a-t-il souligné.

A propos de la planche à billets, l’économiste a estimé que celle-ci « reste le symbole de la facilité prise par les Etats pour financer leurs déficits; avec des effets désastreux sur l’économie », et d’ajouter que notre pays « a déjà utilisé cette piste par le passé; qui est considérée comme un dérapage économique grave avec 6.800 milliards de dinars injectés dans la masse monétaire à travers le financement non conventionnel ».

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En échange, le spécialiste a proposé « une autre piste, qui consiste à récupérer l’argent du peuple volé par la mafia politico-financière resté au pays, et rapatrier les capitaux transférés à l’étranger, investis en biens palpables ou en capitaux placés dans des paradis fiscaux. Il faut, à mon avis, trouver les moyens efficaces afin d’accélérer les procédures judiciaires pour le rapatriement de ces capitaux détournés, dans les meilleurs délais. »; ajoute-t-il.

Concernant les fonds du marché noir, l’économiste a noté que le fait de « capter l’argent de l’informel est une piste très intéressante pour supporter cette crise; sachant que la part de l’informel représente plus de 50% de notre économie »; tandis que ce captage « passerait par l’instauration d’un climat de confiance » indispensable, et notamment « par une moralisation et une plus grande efficacité des institutions ». Le tout dans « une plus grande visibilité de la politique socio-économique du pays », estime Smaïl Lalmas.

La crise comme aubaine pour renverser la donne

Il faudrait saisir cette crise comme une occasion qui nous servira à « revoir notre politique de libre-échange et remettre les barrières tarifaires à l’import dans le cadre d’une politique protectionniste provisoire, dont l’objectif serait de protéger la production nationale; encourager l’investissement et dégager des recettes douanières qui seront d’un grand secours ».

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Cette crise devrait aussi « être une opportunité pour repenser notre politique d’exportation hors hydrocarbures et gagner des parts de marché; en profitant du temps de latence pour le redémarrage de l’économie mondiale. »; a suggéré l’interlocuteur du quotidien national d’expression française.  

Le fléau pandémique « a chamboulé tous les projets de vacances de nombreuses familles algériennes », a-t-il ajouté. « Pour cela, il faut d’ores et déjà » profité pour « mettre en place une politique de promotion du tourisme domestique, avec une offre touristique interne qui prendrait en considération l’impact » de l’épidémie du Coronavirus, Covid-19; « sur le pouvoir d’achat de nos citoyens », souligne Smaïl Lalmas. En sus et selon les même propos, cette phase délicate doit également nous conduire à promouvoir « le secteur du digital qui a montré ses limites » chez nous.

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