Algérie : les réserves de change en devises en hausse

Devises – Le Gouverneur de la Banque d’Algérie, Rostom Fadhli, s’est saisi de la question des réserves de change et fait part des dernières données. Nous vous dévoilerons plus de détails ce mercredi 22 décembre 2021.

En effet, le cadre supérieur à la tête du plus important établissement financier du pays : la Banque d’Algérie, Rostom Fadhli, s’est prononcé sur les réserves nationales de change en devises. Apprécié par un grand nombre de ses collaborateurs de part son expertise, jugé comme «enfant de la boîte».

Rostom Fadhli est responsable de la politique monétaire du pays. Ce dernier a annoncé lors d’une allocution entre la Banque d’Algérie et les établissements financiers, les nouveaux chiffres fixés hier au sujet des réserves de change en devises, qui s’établissent à 46 millions de dollars. Une nette amélioration comparée à celle du mois de septembre de l’année dernière (2020). Une période durant laquelle lesdites réserves nationales en mannaies fortes étaient estimées à près de 44,724 milliards de dollars.

C’était critique pour les réserves de change en devises de l’Algérie. En effet, sur une année glissante (2020 – 2021), le solde commercial a chuté. Notons que ce dernier est passé de 10,504 milliards de dollars fin septembre 2020 à 1,571 milliard de dollars fin septembre 2021, a t-il souligné le gouverneur de la Banque d’Algérie, Rostom Fadhli. Cette baisse est due à une importante hausse des exportations des biens, de 62,3% en une année. Soit de 16,240 milliards de dollars en septembre 2020 à 26,402 milliards de dollars en septembre 2021.

Reserves de change en devises de l’Algérie : d’autres facteurs qui entrent en jeu

Effectivement, au cours de cette dernière année, entre l’année 2020 et l’année 2021, le prix moyen du pétrole a connu une croissance fulgurante de 66,6 %, arrangeant ainsi la posture des réserves de change en devises de l’Algérie. Le cours du brut est passé de 41,365 dollars/baril à 68,917 dollars/baril. D’un autre côté, les quantités d’hydrocarbures exportées ont présenté une montée de 20,9 %, d’après Rostom Fadhli.

Du côté des exportations des biens, favorables aux réserves de change en devises de l’Algérie, on a noté une remontée jugée variable de 120 %. Contrairement aux importations des biens, qui elles, ont présenté une faible augmentation de 26,744 milliards de dollars à 27,973 milliards de dollars entre l’année 2020 et 2021, soit une croissance de 4,6 %.

Par ailleurs, les exportations des services, également source potentielle de renforcement des réserves de change en devises en Algérie encontrent une immobilisation, passant de 2,273 milliards de dollars en septembre 2020 à 2,300 milliards de dollars en septembre 2021. À l’opposé des importations des services, qui ont compté une décroissance de 630 millions de dollars. Passant ainsi de 5,644 milliards de dollars à 5,015 milliards de dollars en une période d’une année (2020 – 2021).

D’un autre côté, on compte 42.000 importateurs dont des étrangers, qui d’après le ministre du Commerce et de la Promotion des Exportations, Kamel Rezig, aussi présent dans à cette allocution, où il reproche à ces importateurs de créer plusieurs registre de commerce sans pour autant exclure leurs anciens registres. Celui-ci affirme par la suite qu’il compte réglementer l’acte d’importation en obligeant les opérateurs à radier leur anciennes entreprises. 

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