Algérie : La réserve de change en devise pour financer l’investissement ?

AlgérieRefusant catégoriquement le recours à l’endettement extérieur, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a affirmé qu’une partie de la réserve de change peut contribuer au financement de l’investissement.

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En effet, c’est ce qu’a indiqué ce 18 août le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, lors de l’ouverture des travaux de la Conférence Nationale consacrée au plan de relance socio-économique. « Une partie de la réserve officielle de change, dont dispose encore l’Algérie, pourrait être injectée directement dans l’économie afin de contribuer au financement de l’investissement »; a déclaré Tebboune, selon ce qu’a rapporté le quotidien Algérien, Liberté dans son édition de ce 19 août.

Ainsi, d’ici la fin de l’année en cours; il est possible d’injecter des financements d’investissements « qui pourraient s’élever jusqu’à 12 milliards de dollars »; a confié le président de la République, précisant que ce montant sera prélevé depuis la réserve de change nationale, qui représente l’épargne du pays. Poursuivant dans le même sillage, Tebboune a révélé que l’encours total de ces réserves en devises, « est actuellement aux alentours de 57 milliards de dollars, contre un stock d’environ 62 milliards de dollars au début de l’exercice en cours ». 

Cependant, malgré la situation financière difficile que traverse aujourd’hui l’Algérie, le premier magistrat du pays; a partagé des prévisions de recettes pétrolières de l’ordre de 24 milliards de dollars d’ici fin 2020. Des prévisions disons « positives », car rappelons-le, la LFC 2020 s’est basée sur un prix de référence du baril à 30 dollars; alors que ces jours-ci les cours du Brent évoluent autour de 44 dollars le baril. Ce qui représente un cours plutôt favorable à l’économie nationale vu son actuelle vulnérabilité.

Financement d’investissement en Algérie : La réserve de change et disponibilités bancaires

S’exprimant toujours au sujet du financement de l’investissement; Abdelmadjid Tebboune a évoqué qu’en plus de la possibilité de puiser dans les réserves officielles de change; « 1.900 milliards de dinars peuvent également servir à financer l’investissement ». Il s’agit notamment d’un montant qui sera prélevé depuis les disponibilités bancaires; a expliqué notre source.

Par ailleurs, Tebboune a tranché quant au recours à une quelconque forme de financement extérieur. Une idée formellement rejetée, puisqu’il a refusé d’une manière catégorique l’endettement auprès du Fonds Monétaire International (FMI); et de la Banque Mondiale, mais aussi auprès de pays amis et frères. « Cette décision intervient afin de préserver l’entière souveraineté du pays », a-t-il soutenu.

Pour revenir à l’option de prélèvement de 10 à 12 milliards de dollars; envisagée sur les réserves de change pour contribuer au financement de l’investissement; notre source a attesté que de nombreux experts en économie et finances, dont Raouf Boucekkine; l’ont également suggérée; car cela permettra de financer des projets de développement rentables et productifs.

De plus, ce dispositif favorise l’indépendance de l’économie nationale des hydrocarbures. Rappelons dans ce contexte, que le secteur de l’agriculture a généré un montant de plus de 25 milliards de dollars durant l’année en cours. Ce chiffre n’est pas très éloigné de celui lié aux revenus des hydrocarbures; a souligné Tebboune.

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