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Mines antipersonnel : L’Algérie exige des réparations à la France

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Algérie/France – L’Algérie a soumis aux Nations Unies un rapport qui inclut le nombre de victimes de mines antipersonnel posées par la France coloniale. Au total, 9 millions de mines qui ont, depuis l’année 1956, coûté la vie à près de 7.300 Algériens.

En effet, notre pays a remis à l’ONU son rapport annuel pour l’année 2019, dans lequel il détaille, en condamnant la France auprès de la communauté internationale et en exigeant le dédommagement de la part de son gouvernement actuel, les efforts consentis il y a des décennies; que ce soit dans le domaine du déminage ou de la sensibilisation aux dangers de ces mines. 

Celles-ci ont fait 4.830 victimes algériennes civiles pendant la révolution et 2.470 victimes après l’indépendance, tandis que le reste de la population affectée souffre de handicaps causant une invalidité d’au moins 20%, rapporte l’agence de presse APS d’après le document des autorités algériennes.

Le rapport précise, indique notre source, que le plus grand nombre de victimes de ces mines antipersonnel a été enregistré dans les principales zones frontalières concernées par le passage à partir de 1956 des lignes Challe, à l’est, et Morice, à l’ouest.

En revanche, une surface de ces terres algériennes avoisinant le chiffre de 62.000 hectares a été déminée, lors d’opérations allant de 1963, à l’aube de l’indépendance, jusqu’à l’année 1988, c’est-à-dire, relève le document officiel mentionné par l’APS; longtemps avant 1997 qui a vu la signature du traité d’Ottawa portant sur la destruction des mines antipersonnel.

Le danger des mines antipersonnel toujours d’actualité

Du 27 novembre 2004 au 1er décembre 2016, l’Algérie a entrepris le déminage des zones frontalières les plus touchées par les deux lignes instaurées par le colonialisme français, ce qui a permis, avec un déminage mensuel dépassant le chiffre de 1.750, la destruction de 1.035.729 de mines, ainsi que le défrichage de 12.418.194 hectares de terres, et puis le lancement de campagnes de reboisement. 

Le rapport a également souligné le rôle des autorités dans la fourniture d’aides sociales et d’assistances médicales aux victimes survivantes, notant la continuité de la procédure légale d’octroi d’indemnisations à ces personnes, toujours en vigueur, depuis sa promulgation en janvier 1974.

De nombreux spécialistes algériens, chercheurs et historiens, cités par le site d’information russe Sputnik; affirment par contre que plus de 2 millions de mines antipersonnel, posées par la France coloniale, s’étalent toujours sur une distance de 1.160 km tout aux long des frontières de l’Algérie à l’est comme à l’ouest. 

La question mémorielle à l’ordre du jour

Pour rappel, les relations franco-algériennes au sujet de la Mémoire liée à l’Histoire tragique de la période allant de 1830 à 1962 entre les deux pays; demeurent tendues et source de mésententes.

C’est dans ce sillage que par exemple récemment des députés algériens ont signé une motion qui exhortait la France à reconnaître officiellement tous les crimes commis par son armée durant toute son occupation de l’Algérie; du début de la conquête au 19ème siècle jusqu’au cessez le feu qui a mis un terme à la guerre de libération nationale.

De son côté, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est exprimé sur l’un des aspects de la question; le 18 février dernier, en promettant la récupération des archives mémoriels et des restes mortuaires de nos martyres, conservés dans les musées de l’ancienne puissance coloniale.

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